Ces dernières années, les besoins humanitaires se sont faits nombreux en raison des multiples catastrophes et sinistres dévastateurs qui ont éprouvé des millions de personnes dans le monde. Le Rapport sur les catastrophes dans le monde 2018, intitulé « Des millions Pas de laissés-pour-compte : le secteur humanitaire international doit faire davantage pour répondre aux besoins des plus vulnérables dans le monde », publié par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, se penche sur les raisons pour lesquelles certaines personnes en détresse ne reçoivent pas l’assistance humanitaire dont elles ont désespérément besoin, en plus de recommander des moyens pour pallier ce problème.

p-JOR0344_460-min-(1).jpgLes statistiques sont alarmantes : selon les Nations Unies, 134 millions de personnes auront besoin d’assistance humanitaire en 2018, mais l’aide offerte ne cible que 97,4 millions d’entre elles. Ainsi, des millions de personnes sont laissées pour compte. Le rapport analyse les causes de cette lacune et présente des solutions pour atteindre les personnes qui autrement ne recevraient aucune aide.

De prime abord, il peut sembler étonnant que des obstacles empêchent encore certaines personnes de recevoir du soutien du secteur humanitaire en 2018. Le rapport met en évidence cinq facteurs qui expliquent ce phénomène :  
  • À court d’argent : Les groupes et les organismes humanitaires ne disposent tout simplement pas des ressources nécessaires pour répondre aux besoins grandissants. 
  • Hors d’atteinte : Pour les travailleurs humanitaires, certaines situations rendent difficile, voire impossible l’accès aux personnes dans le besoin, notamment les conflits.
  • Hors du champ de vision : Identifier les personnes dans le besoin et les localiser, surtout lorsqu’elles se trouvent dans des régions éloignées, des campements ou des bidonvilles, peut encore représenter un défi en 2018.
  • Hors cadre : Il arrive que le soutien offert ne réponde pas aux véritables besoins des personnes ou que les méthodes employées soient mal adaptées à la population ciblée. Ainsi, certains groupes marginalisés qui présentent des vulnérabilités peuvent être involontairement exclus s’ils ne comprennent pas l’aide qui leur est offerte.
  • Hors du champ des compétences : Parfois, quand une urgence frappe, certains se déchargent de la responsabilité d’aider les personnes touchées. Il arrive également que des situations, comme des catastrophes silencieuses, ne trouvent pas leur place dans la couverture médiatique, contrairement à d’autres événements.
4-p-BGD1925_600x322-460-min.jpgForce est de constater que l’aide ne parvient aussi aisément à tous ceux qui en ont besoin. Néanmoins, le rapport recommande certaines façons de contrer ces obstacles, par exemple en  améliorant la collecte de données et son partage entre les organismes humanitaires ainsi qu’en demandant aux gouvernements de donner la priorité aux groupes les plus difficiles à atteindre. Le rapport préconise également les investissements dans la préparation aux urgences ainsi que dans les organismes humanitaires locaux, lesquels œuvrent sans doute déjà dans les régions touchées par des sinistres et des urgences, bien au fait des besoins et des mœurs de la population.
 
Veuillez lire le rapport pour en apprendre davantage sur les défis que pose l’aide humanitaire dans un monde en constante évolution et découvrir des pistes de solution pour les relever.

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