Nous avions miraculeusement regagné notre maison à Gaza. À défaut de retrouver un semblant de stabilité, ce qui était impossible en raison du conflit, nous avons tenté de nous créer un quotidien qui ne serait plus dominé par la peur. Puis les sirènes ont retenti. Puis la décision : partir, encore une fois.
Plus récents billets
Je me souviendrai toujours de la personne qui m’a accueillie ma première journée de travail à la Croix-Rouge. Nouvellement arrivée au Canada, (depuis quatre mois seulement), on m’invitait à travailler pendant l’intervention en réponse aux inondations de 2017 au Québec. Je n’avais même pas de permis de conduire et j’étais stressée qu’on me demande de me rendre dans des bureaux régionaux.
Alors que j’étais enfant, je me souviens d’un matin où nous sommes allés en voiture de chez nous, à Sudbury, jusqu’à Toronto. C’était le lendemain de l’ouragan Hazel. En traversant la zone touchée, j’ai vu la Croix-Rouge aider les gens. Et j’ai pris conscience, à ce moment précis, de la profondeur du sentiment de compassion. Pendant une longue période suivant cette journée, ce sentiment a continué de m’habiter.
- 1