La Croix-Rouge se mobilise pour soutenir Haïti après un autre séisme destructeur

Cet événement a accentué la précarité d’une population déjà fragilisée
Cet événement a accentué la précarité d’une population déjà fragilisée en plus de ravager des infrastructures essentielles, y compris des installations médicales, des routes et des ponts et de provoquer plus de 2 100 morts et plus de 12 200 blessés.
Une maison jaune en ruines après le tremblement de terre
Depuis les premiers instants qui ont suivi le séisme, la Croix-Rouge travaille d’arrache-pied pour répondre aux besoins urgents de la population
Des gens courent dans une rue en ruines après le tremblement de terre.
La Croix-Rouge haïtienne s’emploie en priorité à mener des activités de recherche et de secours, à prodiguer les premiers soins, des soins médicaux d’urgence et du soutien psychosocial
Des personnes à pied et à vélo contournent un glissement de terrain.
Deux jours après le tremblement de terre, soit le 16 août, la tempête tropicale Grace a touché terre en Haïti.
Les membres de la Croix-Rouge fouillent les décombres
Les membres de la Croix-Rouge fouillent les décombres, avec pour priorité la recherche et le sauvetage, ainsi que les premiers secours.
Personnes debout autour d'une personne sur une civière
Les vents violents et les pluies torrentielles engendrés par la tempête ont provoqué des coulées de boue et des inondations dans des zones déjà ravagées par le séisme, accentuant la précarité des personnes sinistrées.
Un groupe de personnes transportant une personne sur une civière dans un bâtiment.
Les départements du Sud, de Grand'Anse et des Nippes, qui avaient été frappés par l’ouragan Matthew en 2016, ont également été touchés par ce séisme.
Une personne portant un casque et un masque au milieu de grandes boîtes dans un entrepôt.
La Croix-Rouge canadienne s’affaire également à envoyer des articles non alimentaires qui permettront de venir en aide à 500 familles, notamment des trousses d’hygiène et du matériel pour la construction d’abris temporaires.

Frappée par de nombreux sinistres d’envergure au cours des dernières années, Haïti a été secouée par un séisme de magnitude 7,2 le 14 août dernier. Cet événement a accentué la précarité d’une population déjà fragilisée en plus de ravager des infrastructures essentielles, y compris des installations médicales, des routes et des ponts et de provoquer plus de 2 180 morts, plus de 12 200 blessés et 298 disparus à ce jour.

Ces chiffres devraient malheureusement augmenter dans les jours à venir. Le gouvernement haïtien a déclaré l'état d'urgence pour un mois. Les rapports préliminaires confirment que le séisme a également causé de graves dommages aux infrastructures, notamment aux hôpitaux, aux hôtels, aux écoles, aux ponts, aux routes et à d'autres bâtiments essentiels, en particulier à Jérémie et aux Cayes. Des bâtiments religieux se sont effondrés alors que la messe du matin avait lieu. Les besoins sont immenses.

Dans les départements de la Grand'Anse, des Nippes et du Sud, 61 000 maisons sont détruites et 76 000 sont gravement endommagées.

Depuis les premiers instants qui ont suivi le séisme, la Croix-Rouge travaille d’arrache-pied pour répondre aux besoins urgents de la population. La Croix-Rouge haïtienne s’emploie en priorité à mener des activités de recherche et de secours, à prodiguer les premiers soins, des soins médicaux d’urgence et du soutien psychosocial aux victimes de la catastrophe et à répondre à leurs besoins en hébergement. La Croix-Rouge canadienne s’apprête à déployer une personne spécialisée en aide humanitaire à Haïti, qui participera aux évaluations des établissements de santé. Par ailleurs, le représentant de pays en Haïti travaille en étroite collaboration avec la Croix-Rouge haïtienne et d’autres partenaires du Mouvement pour soutenir adéquatement les interventions.

La Croix-Rouge canadienne s’affaire également à envoyer des articles non alimentaires qui permettront de venir en aide à 500 familles, notamment des trousses d’hygiène, des jerricans, des seaux, des bâches, des articles de cuisine, du matériel pour la construction d’abris temporaires et des équipements de protection individuelle (EPI). Ces articles seront parmi les premiers à être acheminés aux sinistré(e)s.
L’épicentre du séisme est situé près de la ville de Petit-Trou-de-Nippes, à quelque 160 kilomètres du centre-ville de Port-au-Prince. Les départements du Sud, de Grand'Anse et des Nippes, qui avaient été frappés par l’ouragan Matthew en 2016, ont également été touchés par ce séisme.

Une maison blanche avec un toit rouge en ruine après le séisme en Haïti.Deux jours après le tremblement de terre, soit le 16 août, la tempête tropicale Grace a touché terre en Haïti. Les vents violents et les pluies torrentielles engendrés par la tempête ont provoqué des coulées de boue et des inondations dans des zones déjà ravagées par le séisme, accentuant la précarité des personnes sinistrées. On ne connaît pas encore l’étendue exacte des dommages, car l’accès aux régions sinistrées est limité, les réseaux de télécommunications sont en panne et l’insécurité qui règne au pays demeure préoccupante.

Nous savons cependant que de nombreux établissements de santé ont subi des dommages importants, et certains ne sont même plus en mesure d’offrir des services. Plusieurs écoles ont également été ravagées, et des milliers de maisons ont été endommagées ou détruites.

Cette situation aggrave les besoins humanitaires criants dans un pays qui a dû faire face à plusieurs catastrophes d’envergure au cours de la dernière décennie et qui doit également composer avec la pandémie de COVID-19.

La Croix-Rouge canadienne travaille en Haïti depuis déjà plus de 30 ans, en collaboration avec d’autres partenaires du Mouvement présents sur le terrain afin d’améliorer les conditions d’existence de la population et de renforcer les capacités de la Croix-Rouge haïtienne.

Les personnes qui souhaitent faire un don peuvent contribuer au fonds « Séisme en Haïti ». Les sommes versées serviront à répondre aux besoins immédiats des sinistré(e)s, à appuyer les efforts de secours, à favoriser le rétablissement à long terme, à renforcer le niveau de résilience ainsi qu’à préparer Haïti et les régions touchées à faire face à d’autres sinistres, y compris les situations d’urgence pouvant découler du tremblement de terre. L’aide apportée et les régions dans lesquelles se dérouleront les interventions pourraient changer en fonction des besoins émergents ou des sinistres à venir.

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