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Seriez-vous prêt à affronter la tempête du siècle?

Billet de Marie-Lyse Paquin, équipe des communications de la Croix-Rouge canadienne

Il y a 50 ans, le 4 mars 1971, une partie du Québec était paralysée par la tempête du siècle. Bien qu’il y a eu plusieurs autres puissantes tempêtes au XXe siècle (dont la très mémorable tempête de verglas de 1998), la tempête de 1971 a remporté le titre de « tempête du siècle » en raison d’un cocktail météo particulièrement intense.


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D’abord, l’hiver 1971 a été particulièrement enneigé et il y avait déjà un bon 56 cm de neige au sol auxquels se sont ajoutés environ 47 cm, voire jusqu’à 80 cm dans certaines régions! En plus des abondantes précipitations, des vents de plus de 100 km/h soulevaient la neige créant une poudrerie rendant la visibilité nulle pendant plusieurs heures.

Résultat : les rues et les trottoirs sont devenus impraticables, les ponts et les aéroports ont été fermés, des automobilistes ont abandonné leur voiture sur place. Plusieurs travailleurs ont été incapables de regagner leur domicile et ont dû camper sur leur lieu de travail ou encore sur un plancher d’autobus.


Exceptionnellement (et pour la première fois depuis son ouverture en 1966), le métro fonctionne toute la nuit  et le match de hockey des Canadiens prévu au Forum de Montréal ce soir-là doit être annulé pour éviter encore plus de congestion au centre-ville.
 
Comme les services d’urgence ont du mal à se déplacer, on demande l’aide de motoneigistes pour aider les policiers et les ambulanciers à transporter des patients à l’hôpital, à distribuer de la nourriture ou encore à secourir des automobilistes prisonniers de leur voiture.




Morale de cette histoire
 

La tempête fera une trentaine de victimes, dont 17 seulement à Montréal, sans compter de nombreux blessés. Or, si quelques personnes ont perdu la vie à la suite d’accidents de la route ou parce qu’elles sont restées coincées dans leur voiture, la majorité des décès ont été causés par des malaises cardiaques survenus notamment lors de séances de pelletage. Ces tristes statistiques nous rappellent l’importance des cours de secourisme et RCR pour sauver des vies.
 
Le XXIe siècle est loin d’être terminé, mais on se souvient encore de la tempête de 2017 qui a laissé de 75 à 80 cm de neige sur la Rive-Sud de Montréal, a causé des milliers de pannes d’électricité dans la région de Québec et a forcé 300 automobilistes à passer la nuit dans leur voiture coincée sur l’autoroute 13 à Montréal.
 
Bref, ça n’arrivait pas juste dan s« l’ancien temps »! C’est pourquoi nous recommandons d’avoir en tout temps une trousse d’urgence à la maison et dans votre voiture.

Quelques consignes à suivre pendant une tempête
  • Restez à l’écoute pour connaître les consignes des autorités : écoutez la radio ou les médias locaux et/ou suivez les services d’urgences ou les actualités locales sur les réseaux sociaux.
  • Évitez les sorties et les déplacements à moins que ce soit absolument nécessaire. Si vous devez sortir pendant la tempête, habillez-vous chaudement pour vous protéger des intempéries. Soyez à l’affût des signes avant-coureurs d’engelure ou d’hypothermie
  • Si possible, évitez de sortir seul si vous devez aller à l’extérieur. 
  • Gardez vos animaux de compagnie à l’intérieur et aménagez un endroit où vos autres animaux seront confortables pendant la tempête. 
  • Évitez de vous surmener et ne travaillez pas à l’extérieur pendant de longues périodes. 
Bref, soyez prêt à toute éventualité! Consultez nos conseils pour savoir quoi faire avant, pendant et après une tempête hivernale. 
 
Pour en savoir plus sur la tempête du siècle (et autres tempêtes historiques), visionnez la capsule vidéo de l’historien Laurent Turcot.

Images : BAnQ - Fonds LaPresse 

 


 
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