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La mésinformation en situation d’urgence et les mécanismes pour la combattre

Qu’il s’agisse d’un nouveau virus, de feux de forêt ou d’inondations, on voit souvent circuler de l’information inexacte, trompeuse, voire complètement fausse sur les médias sociaux et par le bouche-à-oreille dans les premiers jours qui suivent une situation d’urgence. Pourquoi? D’où vient cette information erronée et quel effet a-t-elle sur les intervenants?
 
Naturellement, face à une urgence, les gens se renseignent du mieux qu’ils le peuvent. Savoir, c’est pouvoir. L’information leur permet d’influencer leur sort. Par exemple, elle leur permet de prendre les précautions nécessaires pour protéger leur famille, comprendre les risques et préparer un plan. 
 
Malheureusement, au début de toute situation d’urgence, l’information fiable peut se faire rare pendant que les experts tentent d’évaluer la situation, de déterminer les risques de santé publique et de présenter aux autorités et à la population la marche à suivre pour les minimiser. C’est pour combler le vide pendant cette période que la mésinformation et les rumeurs commencent à circuler.
 
Les conséquences de la mésinformation
 
La mésinformation peut nuire au travail des intervenants, à l’économie, à la société et à la santé publique. On peut s’exposer à des dangers bien réels lorsque l’on se fie à de l’information qui ne provient pas de sources fiables ou qui ne s’appuie pas sur celles-ci.
 
Nous avons été témoins des conséquences bien réelles et parfois mortelles de la mésinformation pendant les flambées d’Ebola, comme en témoigne un de nos travailleurs humanitaires participant encore aujourd’hui à la lutte contre l’épidémie en République démocratique du Congo.
 
Les sources d’information fiable
 
Il est primordial de se renseigner régulièrement auprès de sources crédibles. Lors des crises de santé publique, nous invitons la population à suivre les conseils et les mises à jour des autorités compétentes, que ce soit les gouvernements municipaux et provinciaux ou l’Agence de la santé publique du Canada et l’Organisation mondiale de la Santé. Ceux-ci s’appuient sur des données probantes et tiennent compte des renseignements les plus récents.
 
En cas d’inondations ou de feux de forêt, les autorités locales et provinciales, les responsables des mesures d’urgence, les services publics et la Croix-Rouge publient tous des renseignements à jour en ligne et sur les médias sociaux.
 
Bien qu’elles soient fascinantes, les anecdotes sur le terrain, souvent accompagnées de vidéos ou d’images spectaculaires, ne brossent pas un portrait représentatif de la situation.
 
Il faut également s’intéresser à l’origine et à la date de publication de l’information. On voit souvent réapparaître de vieux reportages et d’anciennes publications sur les réseaux sociaux, même si leur contenu est parfois désuet ou qu’il ne s’applique pas aux événements en cours.
 
Pour se préparer à toute éventualité, pourquoi ne pas suivre des chaînes d’informations réputées sur les médias sociaux, s’inscrire à des alertes et télécharger l’application « Soyez prêt » de la Croix-Rouge canadienne pour être bien au fait des veilles et des dernières informations?
 
Les mécanismes pour combattre la mésinformation
 
Chacun de nous a un rôle à jouer pour combattre la mésinformation. Nous pouvons tous prendre le soin de partager uniquement les renseignements dont l’exactitude a été vérifiée, poser des questions, examiner l’information d’un œil critique et nous interroger par rapport à son origine et son utilité. Ce phénomène ne date pas d’hier, mais il gagne de l’ampleur sous l’effet des réseaux sociaux. 

partagez le bonnes informations en cas durgence

 
Nous vous invitons à consulter notre page de ressources sur la COVID-19
pour les derniers conseils et informations sur nos services en réponse à la pandémie.
 
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