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Bons baisers du Liban

Billet de Melanie MacDonald, coordonnatrice des communications, Canada atlantique

Bénévole à la Croix-Rouge, Georges Yaacoub a connu un véritable coup de foudre lors d’une fête de la Saint-Valentin organisée par la Croix-Rouge dans sa ville natale de Zahlé, au Liban.  En effet, c’est là qu’il a rencontré sa future épouse, Joelle. Né dans une famille charitable, Georges a passé sa jeunesse à côtoyer des travailleurs humanitaires.

George_Volunteer_sm.jpegCe dernier s’est installé à Nouvelle-Écosse, dès son arrivée au Canada en 2010. Georges a bien voulu nous raconter l’épopée de sa vie du Liban jusqu’à Halifax et sa passion pour la Croix-Rouge.
 
« Ma famille œuvre depuis longtemps auprès de la Croix-Rouge libanaise, lance-t-il, rayonnant. Enfant, on me trouvait souvent dans les bras des dames de la Croix-Rouge pendant que ma grand-mère faisait du bénévolat. J’ai littéralement grandi avec les Principes fondamentaux de la Croix-Rouge. »
 
Georges évoque également ses propres valeurs fondamentales, comme l’amour, l’humanité et la compassion.

Au Liban, il s’impliquait bénévolement dans un programme jeunesse : « On organisait des pièces de théâtre, on enseignait l’hygiène, on sensibilisait les jeunes à des sujets comme l’intimidation et la protection de l’environnement. Chaque veille de Noël, le groupe distribuait des vivres et du mazout aux pauvres pour se chauffer. »

GeorgesWedding-PhotoCropped_sm-(1).jpgSon épouse partage sa vision du travail humanitaire : « La Croix-Rouge m’a donné le plus grand des cadeaux, mon habibi, mon amour », raconte-t-elle. Leur mariage a eu lieu à Zahlé. Pendant la cérémonie, des membres de la Croix-Rouge formaient une haie d’honneur, fleur de lys à la main.

Heureux de vivre au Canada, Georges n’oublie toutefois pas le Liban : « C’est comme mes parents, je ne peux choisir entre les deux. Le Liban est comme ma mère. C’est mon cœur, tendre et rempli d’émotion. Le Canada est comme mon père; il incarne aussi la bonté, le travail assidu et la force. Je les aime tous les deux, explique-t-il ».

Quant aux traditions des Fêtes, Georges souligne qu’au Liban, comme au Canada, la bûche de Noël trône sur la table, et qu’un membre de la famille enfile un costume du Père Noël à la grande joie des enfants.

Ingénieur de profession, Georges travaille dans la même firme de télécommunications où Joelle développe des logiciels. Ils ont une fille et attendent la venue de leur deuxième enfant en juin.
 
Depuis deux ans, Georges est bénévole en gestion des urgences pour la Croix-Rouge en Nouvelle-Écosse. Il tient à transmettre à ses enfants la tradition familiale, soit de redonner à la communauté.

Il se rappelle très bien sa toute première intervention : « J’ai reçu un appel à trois heures du matin. Une vingtaine de personnes se trouvaient à la rue, car leur édifice à logement venait de brûler ». Bientôt, la faim a gagné les sinistrés. Georges l’a vite remarqué et s’est rendu au Tim Horton le plus proche : « Le prix m’était complètement égal. J’étais prêt à payer de ma propre poche les beignes et le café. »

En conclusion, Georges tient à livrer le message suivant à quiconque veut devenir bénévole à la Croix-Rouge : « Il faut arriver à trouver un équilibre entre les émotions et le travail. En retour, vous trouverez une partie manquante de vous-même et découvrirez ce qu’il y a de mieux chez les êtres humains. »
 
 

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