Donner un sens à sa vie grâce au service : Bobbi Montean, bénévole à la Croix-Rouge

« Ne vous mettez pas de limites et soyez toujours prêt(e) à essayer de nouvelles choses ».

Ces conseils sont ceux de Bobbi Montean, bénévole depuis plus de 30 ans à la Croix-Rouge canadienne.
 
Avant de poser ses valises à Thompson (Manitoba) où elle a entamé son parcours de bénévole, Bobbi sillonnait l’ouest de la province avec une foire ambulante au sein duquel elle s’occupait des kiosques et montait les manèges. Lorsque l’une de leurs tournées a amené les forains dans la ville de Thompson, Bobbi s’est tournée vers son partenaire et lui a dit qu’elle avait trouvé où elle voulait s’établir. Elle y habite depuis.
 
Bobby Montean, souriant à la caméra, avec un manteau blancBobbi a porté de nombreux chapeaux dans sa vie. Elle a notamment été l’une des premières videuses de bar du nord du Manitoba. Dans toutes ses aventures professionnelles, Bobbi s’est rendu compte qu’elle a toujours pu compter sur sa capacité innée à se servir de son esprit critique pour désamorcer des situations difficiles, tout en faisant preuve de compassion et d’empathie envers les autres.  
 
Ces compétences lui ont été bien utiles lorsqu’elle s’est lancée dans sa première expérience de bénévolat.
 
Bobbi a commencé à faire du bénévolat à l’été 1989, alors que des feux de forêt incontrôlables commençaient à ravager les provinces des Prairies. Elle venait juste de s’installer à Thompson pour commencer des études en travail social. À cette époque, la localité de Thompson comptait 15 000 âmes, mais la population de la ville avait plus que doublé en raison de la présence de plus de 18 000 personnes évacuées provenant de communautés du nord. En raison des feux qui faisaient rage dans le sud, l’aéroport et les routes avaient été fermés.
 
Bobbi a mis la main à pâte dès le premier jour de son expérience de bénévolat au centre récréatif de Thompson. À la tombée de la nuit, elle avait déjà aidé à aménager quatre centres d’hébergement temporaires.

« Au cours de l’été de 1989, je crois que j’ai travaillé sans interruption pendant un mois et cela a suffi pour que je développe une passion pour le bénévolat. J’ai adoré mon expérience. J’étais passionnée par mon travail, où j’avais l’occasion de côtoyer différentes personnes issues des communautés du nord de la province et de leur apporter mon soutien. Certaines d’entre elles ne savaient même pas si leur communauté survivrait à cette tragédie ».

Grâce à cette première expérience, Bobbi a pu voir par elle-même les défis inhérents aux opérations visant à venir en aide aux communautés du nord. Elle voulait avoir la possibilité de montrer à quel point le Nord est différent de Winnipeg. Elle voulait apporter sa pierre à l’édifice.
 
Bien avant la mise en place d’un processus officiel pour appuyer les communautés du nord, Bobbi intervenait déjà de manière informelle auprès des résident(e)s de la communauté victimes d’incendies et documentait le nombre d’interventions effectuées, ce qui a favorisé la création d’une équipe d’intervention services aux individus (EISI) officielle dûment formée qui est chargée de venir en aide aux membres de la communauté.
 
Bobbi encourage les gens à faire du bénévolat à la Croix-Rouge canadienne.
 
« Faites-le! Vous allez vivre des choses incroyables. Le bénévolat m’a permis de visiter des endroits que je n’aurais jamais connus autrement. J’ai eu l’occasion de rencontrer des gens très intéressants et de travailler avec eux, notamment des policiers, des membres de la communauté et parfois même des célébrités! »

Apprenez-en davantage sur le bénévolat à la Croix-Rouge.


Sur le même sujet :
Ian Dalsin : Des inondations à la gestion de la pandémie
Dourrice Adamson : une jeune bénévole très engagée au Québec
comments powered by Disqus