Aller au contenu
 

Une bénévole aux médias sociaux au coeur de l'action

Billet de Raymonde Thériault, bénévole Croix-Rouge

raymonde_460-(1).jpgEn temps de paix, c’est à dire lorsqu’il n’y a pas d’intervention majeure en cours, le rôle des bénévoles aux communications est assez simple : répondre aux questions typiques sur les médias sociaux et publier du contenu de sensibilisation. Les gens nous questionnent généralement sur les services offerts (cours de gardien averti, sécurité aquatique, etc.). C’est ce type de fin de semaine que je croyais avoir durant ma garde du vendredi 1er novembre au dimanche 3 novembre, en soirée. Il annonçait un peu de vent, mais rien ne laissait présager les dommages réels des forts vents.
 

Quand on parle du summum d’intervention en mesure d’urgence, on fait souvent référence à la tempête du siècle : la crise du verglas de 1998. Quelque 1 340 000 clients d’Hydro-Québec avaient été coupés du monde parce qu’ils avaient perdu l’électricité. À titre de comparaison, le 2 novembre au matin, on commençait déjà à constater l’importance des dégâts causés par les forts vents de la veille. Déjà plus de 980 000 foyers étaient privés d’électricité. Le temps de paix commençait à se transformer en temps de crise et rapidement.
 
Depuis mon salon, j’étais en communication avec la Directrice des communications de la Croix-Rouge. Je lui envoyais de l’information que je trouvais sur les réseaux sociaux : municipalités qui mentionnaient l’ouverture de centre d’accueil et d’information (CAI), ou des gens ou organismes qui essayaient de transmettre des messages à la population. Une partie de mon rôle est de m’assurer que cette information est véridique.
 
Lors que j’ai appris qu’un centre d’opération d’urgence (COU) a été ouvert près de chez moi, j’ai demandé à pouvoir m’y rendre afin d’obtenir plus d’information sur la situation en cours qui s’annonce majeure. Arrivée sur les lieux, l’équipe me fait le portrait de la situation des différentes municipalités touchées et des services déployés par la Croix-Rouge. Un grand tableau blanc nous permet de garder l’information à jour et de suivre l’évolution en temps réel. Sur les réseaux sociaux, je rappelle les bonnes pratiques de prévention durant les pannes électriques.
 
Le téléphone ne dérougit pas. En plus d’animer et de faire la vigie des médias sociaux, je commence à répondre au téléphone et à prendre les messages des différentes municipalités pour que les responsables d’intervention puissent les rappeler et faire les suivis. Un directeur général appels pour avoir des lits, un conseiller municipal voudrait ouvrir un CAI. Un autre a entendu Hydro-Québec mentionner que ça allait durer plus longtemps dans leur coin et aimerait plutôt un centre d’hébergement d’urgence... Les demandes n’arrêtent pas!
 
En quelques heures, le COU aura mobilisé plus d’une soixantaine de bénévoles à travers la province et délivré des centaines de lits dans les différentes municipalités.
 
Ma présence au COU a permis de savoir plus rapidement et directement quelles municipalités avaient des besoins, de faire de la veille média et partager l’information essentielle aux gens touchés par les événements. Lorsqu’un sinistre se produit, les gens cherchent l’information rapidement. La Croix-Rouge leur offre une source fiable et crédible d’information dans un monde où fausses nouvelles et sensationnalisme sont roi.
 
Sur les médias sociaux, la rapidité et l’exactitude de l’information communiquée a permis de mitiger la panique et de rassurer les gens. Même si je ne suis pas sur le terrain avec les autres collègues et bénévoles, j’ai le sentiment que mon rôle a un réel impact sur la vie des gens.
 
Je suis bénévole à la Croix-Rouge parce que j’aime aider. Lors que la tension monte, je demeure calme et je suis capable de trancher rapidement l’information à transmettre ou non, via le compte de la Croix-Rouge canadienne. Aider les gens me procure un bien-être personnel.
 
Cette expérience a été marquante pour moi. J’ai reçu une bonne dose d’adrénaline quand j’ai réalisé que la situation prenait de l’ampleur et qu’on comptait sur moi pour diffuser la bonne information aux personnes touchées. Somme toute très valorisant!
 
 
 
 
 
 
 
comments powered by Disqus