Billet de Carly Brake, bénévole virtuelle de la Croix-Rouge canadienne

Devenir parent, ça change une vie. On apprend à vivre avec moins de sommeil et plus de café tout en débordant d’amour pour nos enfants, sans compter le nettoyage de dégâts sans fin au rythme de comptines complètement absurdes. On est tous passés par là!

On apprend aussi très vite qu’il faut être prêt à toute éventualité, sans quoi il faut s’attendre au pire! Après un certain temps, le bon vieux sac à couche évolue, mais plusieurs parents demeurent ultrapréparés. Quant à moi, je possède maintenant un sac-à-maman. Aussi connu sous le nom de sac parental, le sac-à-maman contient tout, mais absolument tout ce dont je pourrais avoir besoin pour que nos sorties se déroulent sans accrocs.
                                                                     
Carly-2-final_1.jpgAvant la naissance de notre fils, Matéo, mon sac à main servait tout simplement à transporter l’essentiel : porte-monnaie, argent, rouge à lèvres, clés, téléphone. Aujourd’hui, je ne sors jamais sans mon attirail maternel. Mon sac renferme en tout temps des lingettes humides, au moins une collation (l’agressivité alimentaire, vous connaissez?), de l’eau (chez nous, il fait toujours soif), des pansements (vous avez déjà vu un bambin sans bobo?) et, habituellement, des sous-vêtements de rechange (je croise les doigts, je crois que cette phase tire à sa fin).

Devenir parent m’a aussi incitée à renouveler ma formation en secourisme. Je suis consciente qu’il vaut mieux être équipée des gestes qui sauvent pour porter secours à mon fils (ou à qui que ce soit) en cas d’urgence ou de blessure. Il s’agit de mon arme secrète de maman! Grâce à ma formation, je me sens prête (ou, du moins, pas complètement terrifiée) à l’idée de devoir intervenir en cas d’urgence. Lors mon dernier cours, Yelena Zuck, notre monitrice de secourisme, nous a suggéré de conserver certains articles dans notre sac habituel en cas de blessure ou de malaise. Je me suis rendue compte que mon fameux sac-à-maman contenait déjà quelques-uns de ces articles utiles au secourisme, mais que je pourrais en ajouter d’autres sans vraiment alourdir mon sac.

Alors, en plus des articles de secours que je garde habituellement dans mon sac (collation, eau, pansements), je transporte aussi maintenant quelques sachets de sucre pour les personnes diabétiques de type 2 ou celles en proie à une crise d’hypoglycémie, un masque facial jetable pour administrer la respiration artificielle sans problème et une paire de gants médicaux en vinyle pour intervenir en toute sécurité auprès d’une personne qui saigne.

Certes, il ne s’agit pas d’une trousse de secours complète, mais je me sens désormais mieux préparée à réagir en cas d’urgence médicale. Mieux encore, Yelena avait aussi prévu un exercice de remue-méninges pour nous préparer à soigner des blessures comme une fracture ou une foulure. Je me suis alors rendue compte que mon foulard pouvait aussi servir d’attelle, par exemple.

Les derniers articles de premiers secours que je conserve dans mon sac-à-maman se trouvent dans mon téléphone : l’appli Soyez prêt et l’appli de secourisme de la Croix-Rouge canadienne, deux véritables mines d’information sur les situations d’urgence!

 
Photo : MalindaRosee Photography