Devenir mère m’a amenée à réfléchir à mon enfance, à ma relation avec l’eau et à mes premières expériences de natation. Enfant, j’ai passé d’innombrables jours à la plage. Nous vivions tout près et, dès que ma sœur et moi avons été assez vieilles pour nous y rendre à vélo, nous y allions seules.
 
Nous prenions beaucoup de plaisir à construire des châteaux de sable, à faire la chasse aux palourdes et à courir dans les vagues. L’eau était en général peu profonde et les dunes s’étendaient sur une longue distance. Même si je n’avais pas peur de l’eau, je n’étais pas la meilleure nageuse. Je n’ai jamais eu le cran de sauter du quai, comme le faisaient d’autres enfants plus âgés et plus braves. Dans ce temps-là, les adultes ne supervisaient pas toujours les enfants aussi attentivement qu’ils l’auraient dû aux abords de l’eau – certainement pas d’assez près dans le cas des jeunes enfants.
 
Matteo3_sm.jpgMaintenant que je suis mère, je me rends compte que mes aptitudes à la nage durant l’enfance laissaient beaucoup à désirer. Même si je suivais des cours de natation depuis l’âge de 7 ans, que j’accumulais fièrement mes écussons de natation de la Croix-Rouge et que je m’efforçais de réussir le niveau marron, si difficile, j’étais loin d’être une bonne nageuse et le pire aurait pu m’arriver. J’ai dû avoir de la chance.
 
Aujourd’hui, je regarde mon fils de 3 ans sauter dans l’eau sans crainte, apprendre à nager et s’amuser à la plage, tout comme moi avant. Il va à la piscine chaque semaine depuis qu’il a environ 6 mois. Il suit des cours de natation parent-enfant et continuera à en suivre jusqu’à ce qu’il devienne un nageur fort habile, très au fait de la sécurité aquatique.
 
Apprendre à nager, c’est aussi important que d’apprendre à traverser la rue en toute sécurité. Nous vivons sur la côte Est, où nous avons facilement accès à l’océan, à des lacs et à une grande variété de sports et d’activités aquatiques. Même si je suis consciente de l’importance de le surveiller attentivement et de m’assurer qu’il porte un dispositif de flottaison approprié (comme un VFI lorsqu’il est à bord d’un bateau), je ne saurais trop insister sur la nécessité d’apprendre à nager.
 
Le plus grand avantage d’avoir exposé mon fils à l’eau dès un jeune âge, c’est qu’il n’a jamais eu peur de mettre sa tête sous l’eau pour me montrer qu’il pouvait faire des bulles. Il gagne de plus en plus en confiance et apprend à nager dans un environnement sécuritaire. Je suis en admiration quand je le vois se propulser à l’aide de ses jambes pour traverser la piscine avec un minimum d’aide. Je n’avais vraiment pas développé de telles habiletés à un si jeune âge et c’est seulement après avoir suivi des cours de natation à l’âge adulte que j’ai pris confiance en mes capacités.
 
Cet été, à la plage, je jouerai à ses côtés. Pas seulement pour le plaisir, mais bien parce que je sais que je ne peux pas laisser un enfant impulsif et téméraire hors de ma vue et de ma portée près de l’eau. Pas même un instant, tout à l’aise soit-il dans l’eau.
 
Il n’est jamais trop tard pour apprendre à nager. Communiquez avec votre piscine ou installation aquatique locale pour en savoir plus sur les programmes Croix-Rouge Natation. Il y en a pour tous les âges!
 
Vous pouvez aussi visiter notre site pour obtenir des conseils pratiques qui vous aideront à assurer la sécurité de vos enfants lorsqu’ils jouent dans l’eau.
 
Je vous invite également à faire circuler cette courte vidéo dans vos réseaux, afin de leur rappeler de superviser activement les enfants dont ils sont responsables et de faire preuve d’une vigilance de tous les instants. N’oubliez pas qu’il est impossible de surveiller activement vos enfants tout en lisant un livre, en textant ou en naviguant sur Internet. Après tout, lorsque la sécurité de nos enfants est en jeu, il ne faut rien laisser au hasard.