Le périple d’une travailleuse humanitaire en Guinée pour lutter contre le virus d’Ebola

Gwen Eamer, déléguée aux communications de la Croix-Rouge canadienne, a été déployée pour une mission de trois semaines en Guinée dans le but de soutenir les efforts de lutte contre le virus Ebola.

Gwen-Eamer_600.jpgParfois, le périple pour se rendre sur le terrain nous semble être la moitié du travail. En réalité, le déplacement représente à peu près un pour cent de la bataille, mais lorsque les heures de vol qui nous séparent de notre mission s’accumulent, le voyage en soi devient une épreuve à surmonter. 
 
Je suis au cinquième vol de mon voyage de sept escales à destination de Conakry, capitale de la Guinée, durement touchée par l’Ebola. Chaque vol me rapproche de ma mission de soutien de l’équipe régionale de la Croix-Rouge qui intervient dans les quatre pays touchés par l'épidémie.
 
Même si partir en mission vers un pays aux prises avec un virus aussi terrifiant peut sembler complètement fou pour plusieurs, j’ai immédiatement répondu « Oui ! » à l’appel de soutien. Il n’était pas question de manquer cette occasion de contribuer aux efforts de la Croix-Rouge pour contrer cette épidémie.
 
Depuis l’éclosion, il y a six mois, les bénévoles des sociétés nationales de la Croix-Rouge en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria ont œuvré dans un climat de peur, de stigmatisation et d’épreuves personnelles pour venir en aide aux communautés et pour donner espoir à la population.
 
Ma mission en Guinée est d’une durée déterminée, contrairement aux bénévoles locaux qui devront poursuivre la lutte jusqu’à la fin, et ce, tout en affrontant les répercussions sociales, politiques, économiques et personnelles. Je me sens donc honorée d'être en mesure de les soutenir dans leur mission.  
 
J’ai également la chance d’être bien soutenue par ma famille et mes amis. En moins de 45 secondes, mon conjoint a répondu à mon message lui annonçant mon déploiement en m'encourageant à poursuivre mes rêves. Des collègues m’ont dit à plusieurs reprises que je pouvais les joindre à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit et je peux aussi compter sur un réseau de travailleurs humanitaires au Canada et à travers le monde, membres comme moi de l'équipe de réponse aux urgences de la Croix-Rouge canadienne. Tous ces gens qui m’entourent créent les conditions qui me permettent à moi et à d’autres de sauter à pieds joints dans ce genre de missions, en sachant que nous bénéficions, à la maison, de l'amour et du soutien dont nous avons besoin.
 
J'ai hâte de partager avec vous mes expériences en Guinée au cours des prochaines semaines. À bientôt !
 
Vous pouvez soutenir les efforts de la Croix-Rouge en faisant un don au Fonds Ebola en Afrique de l’Ouest.  

 

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