Pour souligner la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée le 19 août, nous vous proposons cette semaine des portraits de travailleurs humanitaires de la Croix-Rouge qui ne ménagent aucun effort pour venir en aide à ceux et celles qui en ont besoin, que ce soit ailleurs dans le monde ou ici, chez nous.


En tant que responsable des opérations d’urgence de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Jean-Pierre Taschereau voyage souvent aux quatre coins du monde pour coordonner des interventions d’urgence là où les gens en ont le plus besoin.

Jean-Pierre, ou JP!, a récemment été déployé en Guinée afin de soutenir les efforts humanitaires pour lutter contre l’éclosion d’Ebola. « J’étais en Sierra Leona quand l’Ebola a fait son apparition en mars dernier », raconte Jean-Pierre. « Je suis retourné à la maison pour un mois, et maintenant, je suis de retour au travail, en Guinée, pour soutenir les opérations. Je mets en place la plateforme régionale de coordination qui pourra ensuite être gérée localement. »

Dans la foulée de l’Organisation mondiale de la santé qui a déclaré l’épidémie d’Ebola comme étant une urgence internationale de santé publique, Jean-Pierre croit qu’il faut maintenant cibler les ressources nécessaires de façon concertée. « Ça signifie qu’il faut travailler ensemble pour mener à bien différentes mesures, comme effectuer les vérifications aux frontières et dans les aéroports et avoir plus de personnel médical sur le terrain », explique-t-il. « La situation devrait par la suite s’améliorer. »

Jean-Pierre est arrivé à la Croix-Rouge à la fin des années 1990, à la suite d’inondations dans sa ville natale en Beauce. « La Croix-Rouge canadienne avait ouvert un centre d’hébergement et j’ai offert mon aide », se souvient-il. « J’ai d’abord été bénévole en premiers secours et lors de sinistres dans ma région. Être travailleur humanitaire me permet de faire ce que j’ai toujours voulu faire : aider les autres, mettre à profit mon côté aventurier, découvrir de nouveaux pays et sans cesse apprendre. Je fais ce travail depuis 15 ans et j’apprends encore de nouvelles choses. » Sa mission en Haïti après le tremblement de terre de 2010 a été abordée dans un documentaire de la télévision publique de l’Ontario, TVO, « Inside Disaster Haiti ».

Maintenant en Guinée, Jean-Pierre poursuit son apprentissage : « C’est la première fois que je travaille à la suite de l’éclosion d’une épidémie donc je dois m’adapter à différents aspects », dit-il. « Tout d’abord, lors d’une catastrophe, le pire de la crise est au moment de l’impact. Pour une épidémie, la situation s’aggrave avec le temps. Aussi, le degré d’exposition n’est pas le même puisqu’on ne voit pas un virus arriver. Ça me trotte toujours dans la tête de savoir que je ne suis pas immunisé. »

Le travail l’amenant souvent loin de chez lui, c’est à la maison que Jean-Pierre refait le plein d’énergie. « Tout le stress tombe quand je joue avec ma fille de 15 mois. » Avec l’arrivée prochaine d’un autre enfant, encore plus d’amour attendra Jean-Pierre à la maison quand il reviendra de sa mission.