1gm-museeguerre-2.jpgCette année marque le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale et le 70e anniversaire du débarquement de Normandie en 1944. Même si la majorité des bénévoles actifs à ces deux époques ne sont plus parmi nous aujourd’hui, leur courage et leur dévouement inspireront toujours un profond respect.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, la Croix-Rouge canadienne, officiellement fondée en 1909, devient vite un acteur de premier plan pour l’envoi d’aide humanitaire en Europe.
 
Des milliers de femmes, écartées du service militaire, se mobilisent alors pour la collecte de fonds, le tricot de vêtements et la préparation de colis d’articles médicaux et d’aliments destinés aux prisonniers et aux soldats blessés. Plusieurs lettres de soldats témoignent de leur gratitude pour les chaussettes, écharpes, chandails, pots de confitures et autres bénédictions préparées par les bénévoles de la Croix-Rouge.
 
En plus d’acheminer les fonds récoltés au pays vers l’Europe, la Croix-Rouge canadienne établit un siège social à Londres notamment pour faciliter la gestion des nombreuses maisons de repos et des hôpitaux de campagne canadiens en Angleterre dont le célèbre hôpital de Taplow.
 
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, en plus de la préparation de colis destinés aux prisonniers et aux malades, la Croix-Rouge canadienne élargit son aide aux victimes civiles et aux soldats au front.femmes-couture-600-(1).jpg

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C’est dans ce contexte qu’est né le Corps de la Croix-Rouge canadienne, un groupe de femmes en uniforme formées pour intervenir en cas d’urgence. Plus de 15 000 Canadiennes, dont 641 envoyées outremer, ont revêtu l’uniforme de la Croix-Rouge pour assister le personnel médical, conduire des ambulances, cuisiner pour les militaires, accomplir des tâches administratives et réconforter les civils et les familles touchées par la guerre.

Elles étaient des « jeunes filles » quand elles sont parties pour I’Angleterre, mais elles étaient devenues des « femmes » à leur retour au Canada, comme l’a écrit l’une de ces dames courageuses, Lois MacDonald Cooper, dans son recueil Lettres du temps de guerre à ma famille.
 

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Crédit photo : Affiche de la Première Guerre mondiale du Musée canadien de la guerre