Cinq mythes sur Ebola

Nous désirons dissiper toute confusion qui entoure la maladie à virus Ebola en démystifiant cinq mythes répandus sur l’épidémie. 

 

Mythe no 1 : Ebola est très contagieux

LA RÉALITÉ : Ebola est beaucoup moins contagieux que des maladies telles que la tuberculose, la malaria, la variole et la polio. L’infection se produit par contact direct avec les liquides biologiques ou les sécrétions (vomissement, salive, urine, transpiration, etc.) de sujets infectés. En Afrique de l’Ouest, de nombreuses victimes de l’épidémie sont des agents de santé qui ont été exposés au virus Ebola alors qu’ils dispensaient des soins à un proche infecté, sans avoir revêtu un équipement de protection individuelle. En effet, des agents de santé sont souvent infectés lors de l’éclosion d’une épidémie, car ils s’occupent de malades très contagieux sans avoir accès à de l’équipement de protection adéquat. Le port d’un masque, de gants, d’une combinaison protectrice et la mise en place d’unités d’isolement peuvent protéger le personnel de santé d’une infection.

Mythe no 2 : Je peux contracter la maladie en parlant à des Africains

LA RÉALITÉ: Vous ne pouvez pas contracter la maladie à virus Ebola en parlant à des individus, en marchant dans la rue ou en faisant votre marché. En effet, en règle générale, vous ne risquez pas de vous exposer au virus en ayant des interactions sociales, soit en discutant avec une personne ou en croisant un individu dans la rue. De plus, si vous ne vous êtes pas rendu récemment dans un pays touché par l’épidémie ou que vous n’avez pas été en contact avec une personne infectée ou emportée par Ebola, vous ne courrez aucun risque de contracter le virus. Il est inutile d’avoir peur des personnes en bonne santé, et ce, peu importe leur pays d’origine.
 

Mythe no 3 : Ebola est une condamnation à mort

LA RÉALITÉ : La maladie à virus Ebola est une maladie dont le taux de létalité s’échelonne entre 50 et 90 %. Cependant,  la plupart des sujets qui ont succombé à la maladie n’avaient pas accès à des soins de santé ou n’avaient pas été admis dans un établissement sanitaire. En effet, les soins de soutien précoces et de qualité améliorent les taux de survie. Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre la maladie à virus Ebola. La rapidité des soins médicaux est essentielle pour améliorer les chances de survie. Les personnes gravement malades doivent être placées en soins intensifs.
 

Mythe no 4 : Les interdictions de voyager permettront d’endiguer la propagation de l’Ebola

LA RÉALITÉ: Dans le passé, certains États avaient interdit l'entrée sur leur territoire aux voyageurs dans l’espoir de bloquer l’entrée aux virus, dont le virus SRAS et le H1N1 (virus de la grippe aviaire). Aucune de ces restrictions ne s’est révélée efficace et les virus se sont propagés en dépit des mesures prises par les gouvernements. Or, les interdictions de voyager peuvent causer des problèmes supplémentaires. En effet, il est déjà difficile pour les travailleurs humanitaires de se rendre dans les pays touchés par l’épidémie et les personnes désireuses d’aider font face à une stigmatisation accrue. Les interdictions de voyager ne feront qu’exacerber cette situation. Les ressources humaines sont indispensables à nos opérations d’une part, et nos opérations sont indispensables à la lutte contre l’épidémie, d’autre part. En outre, la fermeture de toutes les frontières pourrait nuire aux efforts de financement.
 

Mythe no 5 : Soigner les patients atteints du virus Ebola dans les pays occidentaux constitue une menace

LA RÉALITÉ : Si l’épidémie d’Ebola s’est répandue aussi rapidement, ce n’est pas parce qu’on se trouve face à une souche de virus particulièrement puissante, mais c’est plutôt en raison des disparités au niveau des infrastructures de santé qui existent en Afrique de l’Ouest. Les hôpitaux occidentaux disposent de protocoles et de normes en matière d’hygiène ainsi que d’unités d’isolement. Le personnel de santé, quant à lui, a accès à des gants, des combinaisons et des masques. Ainsi, dans les pays occidentaux, nous disposons des ressources nécessaires pour protéger le personnel de santé du virus Ebola. Lorsque les agents de santé respectent les protocoles en place quand ils prodiguent des soins aux patients venus d’Afrique, les risques de contamination sont minimes. 

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