Leur héritage nous inclut

Deux personnes portant des gilets de la Croix‑Rouge sourient et s’enlacent.
Crédit : Jenn Houtby / Croix-Rouge canadienne

Découvrez l’histoire de Canadiennes et de Canadiens inspirants dont la vision et les valeurs les ont conduits à faire un don testamentaire à la Croix‑Rouge.

Gail Kelly

Gail Kelley

Donatrice mensuelle et membre du Cercle Héritage de la Croix-Rouge
Infirmière dévouée qui veut inspirer un monde de bienveillance et de résilience.

Solidarité et humanité :
mon histoire avec la Croix-Rouge canadienne

Ma relation et mon intérêt envers la Croix-Rouge ont débuté très tôt dans ma vie.

Alors que j’étais enfant, je me souviens d’un matin où nous sommes allés en voiture de chez nous, à Sudbury, jusqu’à Toronto. C’était le lendemain de l’ouragan Hazel. En traversant la zone touchée, j’ai vu la Croix-Rouge aider les gens. Et j’ai pris conscience, à ce moment précis, de la profondeur du sentiment de compassion. Pendant une longue période suivant cette journée, ce sentiment a continué de m’habiter. Je passais des heures à jouer à l’infirmière, j’alignais mes poupées et mes oursons pour leur administrer les premiers soins, je portais un bonnet d’infirmière que ma mère m’avait fabriqué avec du papier hygiénique.

À 14 ans, je suis entrée dans le club de la Croix-Rouge de mon école pour me faire des amis dans ma nouvelle ville. Un an et demi plus tard, j’en étais fièrement la présidente.

Les valeurs qui ont guidé mes dons de bienfaisance

Plus tard, j’ai réalisé mon rêve d’enfant en devenant infirmière. J’ai toujours voulu prendre soin des autres et je continue de le faire aujourd’hui, même à la retraite. Les soins infirmiers ont toujours été ma raison d’être.

Tout au long de ma vie, j’ai tenté de conserver mon esprit de service et de compassion envers mon prochain. J’ai fait du bénévolat dans des banques alimentaires et des refuges pour sans-abris. J’ai aussi dirigé des groupes de soutien pour des familles en deuil. Je crois qu’un des besoins fondamentaux de l’humain est d’être respecté et traité avec bienveillance. Comme je l’ai toujours dit : « Nous sommes tous des fleurs dans le jardin de la vie. »

Pourquoi j’ai fait un don testamentaire à la Croix-Rouge canadienne

Lorsque j’ai dû mettre à jour mon testament à la suite du décès de mon mari, je savais que je désirais inclure un don à la Croix-Rouge canadienne. Je fais déjà un don mensuel à la Croix-Rouge parce qu’elle opère partout dans le monde. Je veux que ce travail humanitaire se poursuive au-delà de mon départ. Et, avec mon don par testament, je m’assure que cela soit le cas.

Ma vision de l’avenir en est une de bienveillance et de résilience. J’espère que mon legs inspirera d’autres personnes à penser à leur prochain. Il ne faut pas avoir peur de le faire. Je dis souvent aux gens :

Que ferais-tu si tu te retrouvais dans le trouble? Qui te viendrait en aide? La Croix-Rouge, bien sûr.

Grâce à mon don par testament, je sais que la vie de dévouement que j’ai menée se poursuivra. Je vais toucher, appuyer, réconforter, aider concrètement des gens que je ne rencontrerai jamais. Cette pensée me touche beaucoup, car je sais que je continuerai à faire une différence dans les communautés, même après mon départ.

Photo : Rod White

Raymond Girard

Raymond Girard

Membre du Cercle Héritage de la Croix-Rouge
Donne au suivant pour assurer de l’aide et de l’espoir aux personnes dans le besoin.

La Croix-Rouge canadienne et moi :
une histoire de service et de compassion

J’ai eu une très belle vie et une merveilleuse carrière. J’ai toujours cru qu’il fallait donner au suivant, c’est pourquoi j’ai inclus un don à la Croix-Rouge canadienne dans mon testament. Concrètement, je souhaite laisser un héritage permettant aide, soutien, réconfort et résilience à celles et à ceux qui en auront besoin.

J’ai grandi au Lac-Saint-Jean, au Québec, où j’ai appris la valeur du travail et du sentiment de communauté. La vie n’a pas toujours été facile… J’ai perdu ma mère à l’âge de 12 ans, mais cette expérience m’a enseigné l’importance d’aider les autres dans les moments difficiles.

Sur la voie de la Croix-Rouge canadienne

Pendant 44 ans, j’ai travaillé sur les trains de voyageurs pour VIA Rail. Je rencontrais de nouvelles personnes tous les jours. Pour moi, c’était plus qu’un travail : c’était une vocation. Je me sentais privilégié de voir les vastes paysages et d’aller à la rencontre des diverses communautés partout au pays.

Quand une catastrophe frappait quelque part dans le monde, je me disais que j’avais de la chance de ne pas vivre ça, car ces gens devaient souffrir terriblement. C’est ce qui m’a motivé à commencer à faire des dons à la Croix-Rouge canadienne.

Chaque fois que j’entendais parler du travail de la Croix-Rouge, qu’il s’agisse de secourir des gens, de réunir des familles ou de rebâtir des communautés, j’étais à la fois soulagé et rempli d’admiration. La Croix-Rouge était toujours là pour apporter de l’aide et de l’espoir lors de situations d’urgence, peu importe le moment et l’endroit. C’est un organisme de confiance et, franchement, je n’en connais aucun autre qui en fait autant pour aider le monde.

Donner à la Croix-Rouge me procure une très grande satisfaction, car je sais que mon don aidera le plus de gens possible.

Un héritage d’espoir grâce à mon don par testament

Je n’ai pas eu d’enfant, et toute ma famille immédiate n’est plus... Je ne veux pas que l’argent que j’ai durement gagné soit gaspillé. À l’époque où je travaillais encore, je me disais que je le faisais pour mes œuvres de charité, parce que je savais que la majeure partie de mon argent irait à ces causes qui me tiennent à cœur.

En faisant un don par testament à la Croix-Rouge, je m’assure que ceux qui ont besoin d’aide pourront toujours compter sur son soutien, en partie par mon entremise.

Ce geste est pour moi une façon de projeter mes valeurs et ma compassion dans le futur. Advenant qu’une catastrophe naturelle, une crise sanitaire ou humanitaire se produise, la Croix-Rouge canadienne sera là, en partie grâce à des personnes comme vous et moi. Je n’ai eu qu’à appeler mon notaire et lui dire que je voulais faire un legs caritatif. Et, en peu de temps, tout a été efficacement officialisé.

Je vous invite à vous joindre à moi pour laisser aux générations futures le plus beau des héritages : un don d’humanité. Ensemble, nous pouvons faire en sorte que partout où des gens souffriront dans le monde, il y aura toujours de Grands humanitaires non loin pour leur venir en aide.

Photo : Canadian Red Cross

Sheila Rogers

Sheila Rogers

Retraitée de la Croix-Rouge canadienne et membre du Cercle Héritage de la Croix-Rouge
A inclus un don dans son testament afin que les valeurs humanitaires qui lui sont chères lui survivent.

La Croix-Rouge canadienne et moi :
éducation et communauté comme vecteurs de ma réussite humanitaire

Ayant grandi dans une ferme en Saskatchewan, j’ai appris très tôt la valeur du travail. J’étais la plus jeune d’une famille de quatre enfants. Nous vivions dans une communauté tissée serrée de moins de 500 habitants où j’ai appris l’importance de tracer sa propre voie et de défendre ses convictions.

Grâce au soutien d’enseignants dévoués et de ma famille, je réussissais très bien à l’école. L’école secondaire m’a aidé à développer une solide base pour le futur et à élargir mes horizons. J’ai continué d’exceller en classe, ce qui m’a ouvert les portes de l’université, où j’ai été la première de ma famille à étudier.

Au fil des ans, j’ai rencontré de nombreux mentors. Ils ont contribué à façonner ma personnalité et à guider mes valeurs et choix de vie, dont l’importance de prendre soin des autres et des animaux. J’ai aussi reçu plusieurs bourses qui ont facilité mon parcours académique postsecondaire.

Donner au suivant grâce à mon don testamentaire

En septembre 2017, j’ai eu la chance de travailler pour la Croix-Rouge canadienne pendant une année. Aux côtés de collègues incroyablement dévoués, passionnés et bienveillants, j’ai trouvé, pour la première fois, un milieu de travail où je me sentais vraiment à ma place. Mes collègues partageaient les mêmes valeurs humanitaires que moi, et j’ai vu ces valeurs en action à maintes reprises.

Par exemple, lors des feux de forêt de Fort McMurray, j’ai été témoin de l’impact significatif de notre travail non seulement auprès des gens, mais aussi de concert avec d’autres partenaires locaux pour sauver les animaux de compagnie.

Le dévouement exemplaire de mes collègues durant les heures les plus sombres a éveillé quelque chose au plus profond de moi-même. Au même titre que j’ai eu la chance de recevoir de l’aide dans ma vie sous forme de mentorat et de bourses, j’ai voulu que les prochaines générations, lorsqu’elles seront frappées par une catastrophe, puissent-elles aussi avoir accès à une forme toute aussi essentielle d’aide. C’est notamment pour cette raison que j’ai décidé d’inclure un don à la Croix-Rouge canadienne dans mon testament.

Le processus s’est avéré plus simple et enrichissant que je l’avais imaginé. Lorsqu’on m’a dit que même un petit pourcentage de mon patrimoine pouvait avoir un impact important sur le travail futur de la Croix-Rouge, j’ai su que cette façon personnalisée de donner était faite pour moi. Mon don ne servira pas qu’à répondre aux urgences : il contribuera également à alimenter l’espoir, à rebâtir la résilience et à perpétuer le sentiment d’humanité dans un monde où cela est nécessaire.

Envisager un don par testament

À toute personne qui envisage de faire un don par testament, je suggère de réfléchir à l’héritage qu’elle souhaite laisser en ce monde. En ce qui me concerne, je souhaite que longtemps après mon départ, la Croix-Rouge soit toujours là, prête à apporter son aide à tout moment. Je veux bâtir un avenir où bienveillance et compassion n’ont pas de frontières.

Mon legs à la Croix-Rouge canadienne est plus qu’un simple don. C’est une promesse indélébile d’aide aux futures générations.

 Une femme et un homme prennent la pose pour une photo, devant un sapin de Noël et une grande fenêtre.

Teresa Scherle

Bénévole et membre du Cercle Héritage de la Croix-Rouge
Honorer toute une vie de service dans l’ombre grâce à un don dans son testament

Mon histoire avec la Croix-Rouge :
Travailler dans l’ombre

J’ai grandi en apprenant à m’adapter. Mon père gérait des hôtels dans le sud de l’Ontario, ce qui signifiait que nous déménagions souvent. Nouvelles écoles, nouveaux voisins, nouveaux départs. C’était difficile, mais j’en ai retenu une leçon qui m’accompagne encore : l’adaptabilité et la souplesse.

La nuit où tout a changé

C’était la veille de Noël 1983. Mon père était décédé six mois plus tôt et je n’avais pas le cœur à célébrer. J’ai donc pris un quart de travail au YWCA de Woodstock à la place.

Puis, une violente tempête de neige s’est abattue, entraînant la fermeture de l’autoroute 401. La police a commencé à amener des voyageurs coincés, et ils continuaient d’arriver. À la fin de la nuit, plus de 150 personnes remplissaient notre bâtiment.

La Croix-Rouge est arrivée sur place pour aider à reloger les personnes hébergées au YWCA dans des foyers d’accueil. L’épicerie locale a fourni de la nourriture, tandis que des familles de la communauté ont ouvert les portes de leur maison. Des inconnus ont cuisiné des dindes ensemble, étendu des tapis de gym sur le sol, partagé des histoires. Le maire est passé pour s’assurer que tout allait bien. Quelqu’un a amené son chien. Nous avons trouvé de la place pour tout le monde. 

Au matin, il ne restait que six personnes. Nous nous sommes assis ensemble pour partager un repas de Noël.

J’ai dit à mon mari, Wayne, ce soir-là que c’était le plus beau Noël que j’avais vécu. Quelques mois plus tard, quelqu’un qui avait contribué à coordonner l’intervention m’a demandé si je souhaitais me joindre au conseil d’administration de la Croix-Rouge. J’ai accepté et j’ai fait du bénévolat pendant près de 20 ans.

Le travail qui compte le plus

Les valeurs de la Croix-Rouge m’ont gardée engagée dans ce travail et la manière dont elles se vivent discrètement, sans besoin de reconnaissance.

Je me suis consacrée aux services internationaux, passant du niveau local au niveau régional, puis au conseil de zone pour l’Ontario. Je faisais deux heures de route après le travail pour assister à des réunions en soirée, puis je recommençais la semaine suivante. Mon mari ne s’est jamais plaint. Il comprenait l’importance de ce travail pour moi et m’a soutenue sans réserve.

Ce qui m’a le plus marquée, c’est de découvrir le travail de la Croix-Rouge dans les zones de conflit et de catastrophe, souvent au péril de la vie de son personnel et sans recherche de reconnaissance. Chaque année, des dizaines de membres du personnel peuvent perdre la vie sur le terrain. Malgré tout, ils répondent présents. Ils restent. Ils travaillent dans l’ombre pour que d’autres puissent être vus.

Un don qui perpétue l’engagement

Wayne et moi n’avons pas d’enfants. Lorsque nous avons mis à jour nos testaments, la décision a été simple. Compte tenu de l’importance qu’elle a dans ma vie, nous avons décidé qu’une grande partie de ce qu’il nous restera sera léguée à la Croix-Rouge canadienne.

Je ne suis pas riche, mais je crois profondément en la mission de la Croix-Rouge. Et je veux qu’une part de moi continue à accomplir ce travail longtemps après que je ne le pourrai plus.

C’est rassurant, profondément rassurant, de savoir que je peux faire un don qui sera utilisé pour le bien. Que l’aide continuera d’arriver à celles et ceux qui en ont le plus besoin, dans des endroits que les caméras n’atteignent pas toujours, offerte par des personnes qui n’ont pas besoin d’en tirer le mérite.

Ce qui m’a le plus marquée, c’est la façon dont la Croix-Rouge agit discrètement, en coulisses, dans les zones de guerre et lors de catastrophes, sans chercher la reconnaissance. Elle est souvent parmi les premières à arriver et les dernières à partir.
 Portrait d’un homme portant une chemise bleu pâle à col, debout devant un arrière plan d’herbes hautes.

David Greenshields

Membre du Cercle Héritage de la Croix-Rouge
Honorer la vie de service de sa tante Mima au sein de la Croix-Rouge grâce à un don dans son testament

Mon histoire avec la Croix-Rouge :
Elle était une véritable force de la nature

Ma tante Mima était une véritable force de la nature. Elle était intrépide et voyait les choses avec clarté. Elle savait ce qu’il fallait faire en toute situation, et elle passait simplement à l’action.

Quand j’avais 20 ans, que je venais tout juste de terminer l’université et que je ne savais pas quelle direction prendre, elle est venue en voiture jusqu’à mon appartement et a tiré les couvertures de mon lit. Elle a insisté pour que j’aille ce jour même au service de travail social pour inscrire mon nom sur leur liste. À la fin de cette semaine-là, j’avais un emploi dans un centre d’hébergement pour personnes âgées atteintes de démence et j’avais trouvé ma vocation.

Tante Mima façonnait ma vie depuis que j’avais trois ans.

La femme qui a tout façonné

Lorsque ma mère est décédée soudainement, laissant mon père seul avec quatre jeunes enfants, tante Mima a pris sa retraite prématurément de la Croix-Rouge pour nous aider à nous élever. Pendant six ans, elle et ma tante May se relayaient toutes les deux semaines : elles cuisinaient, géraient la maison et élevaient quatre enfants qui ne comprenaient pas vraiment ce qui se passait. C’était un acte d’altruisme extraordinaire de la part de femmes déjà dans la soixantaine.

Comme il s’est avéré, ma tante Mima et moi avons tissé un lien particulier. Je passais du temps chez elle, dans un univers différent de tout ce que j’avais connu. Ses pièces étaient remplies d’objets provenant d’Afrique, des Caraïbes, d’Asie, chacun porteur d’une histoire.

C’était une personne discrète, peu encline à parler d’elle-même. Mais avec moi, elle s’ouvrait. Nous pouvions passer des heures ensemble : je posais des questions, et elle racontait des histoires de lieux, de personnes et de crises que je pouvais à peine imaginer.

Elle s’était jointe à la Croix-Rouge en 1943, quelques jours après avoir appris que son mari avait été tué en Sicile. Il était l’amour de sa vie. Ils s’étaient mariés en décembre 1939, trois mois après le début de la guerre, et il n’est jamais revenu.

Au lieu d’être brisée par cette épreuve, elle a transformé son deuil en 24 années de service à travers le monde : en Italie, dans les Caraïbes, en Afrique et en Asie. Son rôle consistait souvent à accompagner la transition des sociétés de la Croix-Rouge britannique vers des nations nouvellement indépendantes, dans des contextes difficiles, dangereux et instables. Alors que les balles sifflaient autour d’elle, elle refusait toute protection armée, faisant confiance au symbole de la Croix-Rouge apposé sur sa jeep.

Elle a reçu l’Ordre de l’Empire britannique pour son service. Elle faisait également partie des 25 seules personnes au monde à avoir reçu l’insigne d’honneur de la Croix-Rouge britannique, la plus haute distinction que l’organisation puisse décerner. Elle n’en parlait jamais.

Ce qu’elle m’a transmis

Les valeurs que tante Mima m’a transmises sont celles que j’ai portées tout au long de mes 40 années en travail social : la persévérance, l’ouverture, l’honnêteté et le refus de juger les gens en fonction de leur situation. La Croix-Rouge partage ces valeurs. Elle est présente pour les gens dans leurs pires moments, sans prendre parti, sans conditions, sans jugement. C’est ce que faisait ma tante, et c’est ce que j’ai toujours essayé de faire.

Un don en son honneur

Tante Mima m’a appris très tôt que la mort n’est pas quelque chose qu’il faut éviter de considérer. Elle l’a démystifiée. Dès mon adolescence, elle m’a fait part de son testament, m’a expliqué ses affaires et en a fait tout simplement une réalité normale de la vie. Elle croyait en l’importance de regarder l’inévitable avec lucidité et de s’assurer que nos valeurs nous survivent.

Inclure la Croix-Rouge canadienne dans mon testament n’a jamais été une question. Mon don est un hommage à sa mémoire. Il s’inscrit dans la continuité de tout ce en quoi elle croyait : aider les gens dans leurs moments les plus difficiles, sans jugement, sans recherche de reconnaissance et sans jamais abandonner.

Peut-être y a-t-il quelqu’un de spécial qui a façonné vos valeurs et vous a appris l’importance d’aider les autres. Inclure un don à la Croix-Rouge canadienne dans votre testament peut être une façon significative d’honorer sa mémoire.

La Croix-Rouge est là pour aider les gens, quelles que soient les circonstances dans lesquelles ils se trouvent. Sans jugement. Sans préjugés. Elle est là pour alléger la souffrance, exactement comme ma tante l’a fait toute sa vie.
Une femme portant un châle bleu foncé est assise sur un banc, un livre ouvert à la main, souriant à la caméra.

Rosalie Tennison

Autrice, bénévole et membre du du Cercle Héritage de la Croix-Rouge
Dont le don à la Croix-Rouge canadienne reposait sur une conviction simple : si l’on peut donner, on doit le faire

Des graines semées, un héritage qui grandit
À la mémoire de Rosalie Tennison, Manitoba

Rosalie Tennison a grandi en sachant ce que signifie partir de rien.

Son père est décédé alors qu’elle avait six ans, laissant sa mère s’occuper seule de trois enfants dans une région rurale du Manitoba. La pauvreté les a suivis lorsqu’elles ont quitté leur petite communauté agricole pour s’installer dans une ville plus grande. Mais sa mère n’a jamais laissé entendre que les difficultés devaient limiter les rêves de Rosalie.

Cette conviction a porté Rosalie depuis une école à classe unique près de Bowsman, au Manitoba, jusqu’à l’Université Carleton, puis vers une carrière de journaliste et d’autrice spécialisée en agriculture. Elle a publié son premier livre dans la soixantaine. Elle n’a jamais cessé d’aller de l’avant.

Trouver sa communauté

Le lien de Rosalie avec la Croix-Rouge est passé par son mari, Bob, qui lui a fait découvrir le Tiffany Circle, une communauté de femmes engagées à faire une réelle différence par leur générosité.

À son arrivée, elle se sentait différente. Ces femmes semblaient accomplies, bien loin de la jeune fille de la ferme qu’elle avait l’impression d’être encore. Mais elle est restée. Ce qu’elle a découvert, ce sont des femmes ordinaires dotées d’une compassion extraordinaire. Pas de célébrités ni de grandes mises en scène, simplement des personnes qui avaient connu une certaine chance et qui l’utilisaient discrètement pour améliorer le sort des autres.

Il s’est avéré que Rosalie y avait parfaitement sa place. Elle a lancé The Circular, le bulletin du Tiffany Circle, et l’a dirigé pendant sept ans. Elle s’est impliquée, a contribué et s’est investie, non pas pour être reconnue, mais parce que c’était simplement dans sa nature.

Un don sans plaque

Rosalie abordait de façon rafraîchissante et pragmatique l’idée d’inclure un don dans son testament. Elle n’avait pas d’enfants, et ses nièces et son neveu étaient déjà bien établis dans leur vie. Elle ne voyait aucune raison de retenir des ressources qui pouvaient aider quelqu’un touché par une catastrophe, ici et maintenant, quelqu’un en difficulté, comme sa propre famille l’avait été autrefois.

Rosalie a légué une partie de sa succession à la Croix-Rouge canadienne. Non pas pour une plaque ou une cérémonie. Ce qui comptait pour elle, c’était que son don atteigne des personnes dans leurs moments les plus vulnérables et que la chance qu’elle avait eue continue de faire le bien longtemps après son départ.

Rosalie ne se considérait pas comme riche au sens large du terme. Elle se sentait simplement privilégiée, et elle croyait que si l’on peut donner, on doit le faire. C’était le principe qui guidait sa vie.

Son héritage perdure

Rosalie est décédée avant de pouvoir voir cette histoire publiée. Mais sa générosité, son esprit et sa compassion demeurent.

Elle a bâti une vie riche et généreuse à partir de débuts très modestes. Elle a trouvé sa communauté au sein d’une organisation qui accomplit son travail sans chercher à en tirer le mérite. Et elle a veillé à ce que ses ressources continuent de servir ce en quoi elle avait toujours cru : aider les gens dans leurs moments les plus difficiles, sans jugement, sans éclat et sans jamais abandonner.

Sa mère lui a transmis le don de croire en l’avenir. Par son don à la Croix-Rouge canadienne, Rosalie a à son tour transmis cette conviction.

Je ne prends pas ma situation pour acquise. Je me sens profondément privilégiée et j’essaie de partager. Je fais ce que je peux, à ma façon. Cela n’a pas besoin d’être grand.

Photo : Jo-Anne Douglas

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