Peur de fracturer des côtes pendant la RCR et autres craintes
« Et si je lui casse des côtes? » La réanimation cardiorespiratoire (RCR) entraîne parfois des blessures aux côtes. Une personne a besoin de la RCR si elle ne réagit pas et ne respire pas normalement; elle n’est qu’à quelques minutes de lésions irréversibles au cerveau et de la mort.
Pour la personne en arrêt cardiaque, subir une fracture des côtes pendant la RCR est bien moins dangereux que les hésitations qui freinent l’action. À ce sujet, les faits sont clairs :
- Les témoins tardent souvent à pratiquer la RCR ou s’abstiennent de le faire en raison de craintes non fondées, comme la peur de casser des côtes pendant les compressions thoraciques.
- Les chances de survie d’une personne ayant besoin de RCR diminuent considérablement chaque minute où elle ne la reçoit pas.
Cette combinaison de facteurs, qui peut être fatale, est bien trop courante, et nous ne devons pas nous résigner à ce constat. Chaque vie mérite une chance, et nous pouvons tous prendre des mesures pour nous préparer à en sauver une.
Table des matières
- Pourquoi devons-nous tous être prêts à pratiquer la RCR au besoin?
- Pourquoi est-il aussi important que les témoins d’une urgence cardiaque prodiguent la RCR à la personne en détresse?
- Est-ce que la plupart des gens sont prêts à prodiguer la RCR au besoin?
- Pourquoi les témoins d’une urgence cardiaque hésitent-ils à pratiquer la RCR?
- Renforcez votre confiance dès maintenant
- Poursuivez votre préparation
Pourquoi devons-nous tous être prêts à pratiquer la RCR au besoin?
Parce qu’à tout moment, nous pourrions être témoins d’une urgence cardiaque. Environ 2,6 millions de Canadiens et de Canadiennes de 20 ans ou plus ont reçu un diagnostic de maladie du cœur et courent un risque de crise cardiaque ou d’arrêt cardiaque1 . Concrètement, il s’agit d’une personne sur 12 parmi les adultes que vous croisez dans la rue, et tous les ans, au Canada, cela se traduit par environ 60 000 arrêts cardiaques à l’extérieur d’un milieu hospitalier1,2 .
Non seulement ces urgences cardiaques surviennent en dehors du cadre des soins immédiats en milieu hospitalier, mais 85 % d’entre elles se produisent dans l’intimité d’un domicile, en présence de peu de témoins et à au moins 8 minutes des secours professionnels3,4. La RCR pratiquée par un témoin en attendant l’arrivée des ambulanciers est souvent la différence entre la vie et la mort.
Pourquoi est-il aussi important que les témoins d’une urgence cardiaque prodiguent la RCR à la personne en détresse?
La pratique de la RCR par un témoin est l’un des facteurs les plus déterminants de la survie d’une personne qui subit un arrêt cardiaque en dehors du milieu hospitalier. Cette intervention peut tripler ses chances de survie4 ! Et les chances de survie sont encore meilleures si la RCR est alliée à l’utilisation d’un défibrillateur externe automatisé (DEA) avant l’arrivée des ambulanciers. Pourquoi?
Lorsque le cœur d’une personne cesse de battre, chaque minute qui passe sans que la RCR lui soit prodiguée réduit ses chances de survie de 10 à 15 %. La personne en arrêt cardiaque se rapproche ainsi un peu plus de lésions cérébrales irréversibles et de la mort à chaque minute qui s’écoule avant l’intervention des secours professionnels5 . Autrement dit, sa meilleure chance de survie réside dans la réaction immédiate des personnes près d’elle. Seriez-vous prête ou prêt à agir?
Est-ce que la plupart des gens sont prêts à prodiguer la RCR au besoin?
Malheureusement, non. À l’heure actuelle, la plupart des gens ne sont pas prêts à pratiquer la RCR s’ils sont témoins d’une urgence cardiaque. Les statistiques sur la question brossent un tableau désolant :
- Nous voulons porter secours : 98 % des Canadiens et Canadiennes sont d’avis qu’il est important de savoir administrer les premiers soins, mais seulement 15 % se disent très confiants et 33 %, passablement confiants en leur capacité d’aider une personne subissant une crise cardiaque ou une autre urgence cardiaque6 .
- Un fossé sépare l’intention de l’action : 7 fois sur 10, l’arrêt cardiaque survient devant des témoins. Pourtant, moins de 20 % des personnes qui sont témoins d’un arrêt cardiaque prodiguent les premiers soins7 .
Ces statistiques sont tragiques, mais nous pouvons les modifier en suivant une formation et en encourageant les membres de nos communautés à faire de même, afin d’éviter toute hésitation si une urgence survient. Pour y parvenir, nous devons d’abord comprendre l’origine de notre réticence et connaître les faits qui peuvent nous aider à surmonter nos craintes et nous préparer à agir.
Pourquoi les témoins d’une urgence cardiaque hésitent-ils à pratiquer la RCR?
Souvent, les gens qui tardent à pratiquer la RCR ou qui ne le font pas sont paralysés par des craintes non fondées. Nous abordons ci-dessous les craintes qui nous empêchent le plus souvent de pratiquer la RCR ainsi que des informations pertinentes pour les surmonter.
Il est naturel de craindre une poursuite judiciaire, mais tant que vous agissez de manière raisonnable, vous n’avez pas à vous inquiéter. La pire chose que vous puissiez faire, c’est choisir de ne rien faire du tout. N’oubliez pas ce qui suit :
- Toutes les provinces et tous les territoires canadiens ont des lois qui dégagent de toute responsabilité les personnes qui apportent des secours lors de situations d’urgence, pour autant qu’elles agissent de bonne foi et qu’elles ne fassent pas preuve d’imprudence ou de négligence grave.
- Ces lois partent du principe que vous ferez tout votre possible pour sauver une vie ou éviter d’autres blessures, et que vous agirez de manière raisonnable et prudente. Par exemple, il est raisonnable et prudent de procéder comme suit :
- Composez le 911 ou le numéro d’urgence local.
- Si la personne en détresse est en mesure de vous répondre, demandez-lui la permission avant de lui porter secours.
- N’effectuez que les techniques pour lesquelles vous avez reçu une formation.
- Restez auprès de la personne jusqu’à ce que les secours professionnels prennent le relais.
- Avant de l’avoir vécu, personne ne sait comment il réagira dans une situation d’urgence. Si vous oubliez les étapes de la RCR, rappelez vous qu’il est bien plus dangereux de retarder la réanimation que de la pratiquer de manière imparfaite. Si vous voulez avoir de l’aide, demandez au personnel de répartition de vous guider.
- Pour en savoir plus, consultez l’article Peut-on s’attirer des ennuis en venant en aide à une personne? et l’information sur les lois du bon samaritain dans notre Guide détaillé de secourisme et RCR.
Oui. Même sans formation, vous pouvez pratiquer la RCR par compressions thoraciques seules. Si vous devez aider une personne en arrêt cardiaque :
- Demandez de l’aide : Composez le 911 ou le numéro d’urgence local (si d’autres personnes sont présentes, demandez à quelqu’un d’autre de faire l’appel et d’aller chercher un DEA).
- Appuyez fortement au centre de la poitrine de la personne; faites ces compressions à une cadence rapide. Laissez le personnel de répartition vous guider.
- Dès que vous avez le défibrillateur, allumez-le et suivez les instructions audio.
Il est préférable de suivre une formation qui vous permettra d’acquérir toutes les techniques nécessaires pour pratiquer la RCR, y compris les insufflations (la respiration artificielle), afin de gagner en confiance pour être en mesure d’intervenir sans recevoir d’instructions. Cela dit, pour la personne en arrêt cardiaque, une RCR imparfaite est bien plus bénéfique que le choix de ne rien faire du tout.
Le risque est faible si vous prenez des précautions simples. Portez des gants et utilisez un masque de RCR avec barrière de protection pour effectuer les insufflations (si vous n’avez pas ce dispositif avec vous, vérifiez s’il se trouve dans la trousse du DEA), ou encore, pratiquez la RCR par compressions thoraciques seules. N’oubliez pas que les secouristes s’occupent chaque jour de personnes malades ou blessées sans que des problèmes surviennent.
Lorsque vous imaginez que vous prodiguez la RCR, vous vous représentez sans doute une personne qui ne réagit pas et qui ne respire pas (ou qui ne respire pas normalement). C’est exactement dans ces situations que la RCR est nécessaire. N’hésitez pas à suivre votre instinct.
Les cas où il ne faut pas pratiquer la RCR relèvent du bon sens : ne pratiquez pas la RCR si la personne respire normalement et a un pouls, si elle ne consent pas à cette intervention, si elle est manifestement décédée ou trop grièvement blessée, ou si la situation est trop dangereuse. Découvrez en quoi consiste réellement la RCR en lisant le billet La RCR est souvent mal représentée dans les films.
Certaines personnes sont prises de vertiges, de nausées ou d’un malaise lors d’une urgence médicale. Si cela vous arrive, fermez les yeux ou détournez le regard un moment, puis prenez de grandes respirations pour vous calmer avant de porter secours à la personne en détresse.
Les témoins d’une urgence cardiaque peuvent hésiter à pratiquer la RCR en raison d’idées préconçues ou de préjugés inconscients susceptibles de s’attacher à de nombreux aspects, notamment le mode de vie de la personne qui a besoin d’aide, son apparence physique ou sa situation. Il est important de se rappeler que tout le monde mérite de recevoir de l’aide en cas d’urgence et que les premiers secours consistent à apporter son aide sans préjugés. Concentrez-vous sur les besoins immédiats de la personne plutôt que sur vos impressions, et vous pourrez ainsi sauver une vie.
Si vous ne parvenez toujours pas à pratiquer la RCR, composez le 911 ou le numéro d’urgence local et obtenez un DEA.
Non, vous n’avez pas le temps d’attendre. Si la personne a besoin de RCR, il lui reste moins de 10 minutes à vivre, et c’est le temps qu’il faut parfois aux secours professionnels pour arriver8 . Ne perdez pas de précieuses minutes à vous tracasser avec cette question. Voici ce que vous devez faire immédiatement :
- Demandez de l’aide : Composez le 911 ou le numéro d’urgence local (si d’autres personnes sont présentes, demandez à quelqu’un d’autre de faire l’appel et d’aller chercher un DEA).
- Appuyez fortement au centre de la poitrine de la personne; faites ces compressions à une cadence rapide. Laissez le personnel de répartition vous guider.
- Dès que vous avez le défibrillateur, allumez-le et suivez les instructions audio.
Ne laissez pas la crainte que vos gestes soient mal interprétés vous empêcher de sauver une vie. Si cela vous inquiète, décrivez à voix haute les différentes étapes que vous effectuez afin que les autres sachent que vous pratiquez la RCR.
Les personnes qui ont des seins ont beaucoup moins de chances de recevoir la RCR qui pourrait leur sauver la vie en raison de la stigmatisation entourant les gestes touchant les seins. Quelle que soit la morphologie de la personne, ne tardez pas à effectuer des compressions au centre de sa poitrine, et si vous disposez d’un DEA, découvrez sa poitrine pour y placer correctement les électrodes. Autrement, elle mourra. Pour en savoir plus sur le sujet, consultez le billet sur les Raisons pour lesquelles les gens hésitent à pratiquer la RCR sur une personne qui a des seins.
- Le bouche-à-bouche est optionnel : Si vous ne pouvez pas donner d’insufflations, faites des compressions thoraciques seules.
- Respectez vos limites : Comme secouriste non professionnel, vous pouvez cesser de pratiquer la RCR si la fatigue vous empêche de continuer. Pendant votre formation de secourisme, vous pouvez aussi apprendre une technique adaptée de la RCR qui vous permettra de l’administrer plus facilement.
- Travaillez en équipe : Si une autre personne est présente, faites équipe pour pratiquer la RCR à deux secouristes. Dans cette forme de RCR, une personne fait les compressions thoraciques et l’autre donne des insufflations. Vous pourriez aussi choisir de faire une rotation afin que la personne qui fait les compressions thoraciques soit relayée aux 2 minutes9 .
Non. Pendant la RCR, vous ne tentez pas de casser les côtes de la personne en arrêt cardiaque. Afin de maintenir la circulation sanguine avec les compressions thoraciques, il faut exercer une pression d’environ 27 kg (60 lb) et enfoncer la poitrine d’environ 5 cm (2 po)9 . Par conséquent, les fractures accidentelles sont fréquentes pendant la RCR, surtout chez les personnes dont les os sont fragiles, comme les personnes aînées9 . Cela dit, vous ne devez pas casser des côtes délibérément – la fracture des côtes n’est pas une mesure de la qualité de la RCR. Vous devez toutefois vous préparer à cette éventualité. Si une fracture survient:
- Restez calme et n’arrêtez pas la RCR.
- Vérifiez rapidement que votre positionnement est correct :
- Vos bras sont droits et vos épaules sont au-dessus de vos mains.
- La paume d’une main est placée sur la partie inférieure du sternum, au centre de la poitrine de la personne, et non directement sur ses côtes.
- L’autre main est placée par-dessus la première. Les doigts des deux mains sont entrelacés.
- Appuyez sur la poitrine pour qu’elle s’enfonce d’au moins 5 cm (2 po).
- Vous devrez exercer de la force (utilisez votre poids); c’est fatigant.
- Faites les compressions thoraciques à un rythme de 100 à 120 compressions par minute.
- Vous ne savez pas à quelle vitesse ce rythme correspond? C’est la cadence des chansons « Ella, elle l’a », « Stayin’ Alive » et « La Macarena ». Consultez cette liste pour trouver la chanson qui vous aidera à mémoriser le rythme à adopter pendant la RCR.
- Après chaque compression, laissez la poitrine se détendre et remonter complètement avant de pratiquer la prochaine.
- Ne cessez pas de faire la RCR avant que des secouristes professionnels prennent le relais ou que ce soit le moment de mettre en place le DEA.
- Dès que vous avez le DEA, allumez-le et suivez les instructions audio.
Non. La RCR ne peut pas tuer la personne qui la reçoit9 . Il est toutefois possible que la RCR ne suffise pas à la sauver. Lorsqu’une personne est en arrêt cardiaque, il ne lui reste que 10 minutes à vivre si elle ne reçoit pas l’aide nécessaire8 . En fonction de plusieurs facteurs, notamment le moment où vous la trouvez en arrêt cardiaque, la rapidité à laquelle vous pouvez intervenir et l’état de santé particulier de la personne, la RCR ne permettra pas nécessairement de lui sauver la vie. Il est important d’essayer de lui administrer la RCR. Si malheureusement la personne décède, vous saurez que vous avez tout tenté.
Si vous vous reconnaissez dans l’une ou plusieurs de ces craintes, sachez que d’autres personnes sont dans la même situation. Ce qu’il faut retenir, c’est que la RCR, même imparfaite, est bien moins dangereuse que les hésitations que ces craintes peuvent entraîner.
Renforcez votre confiance dès maintenant
Votre préparation est déjà meilleure que vous ne le pensez, car dans une situation d’urgence, vous êtes capable de faire ce qui suit :
- Demandez de l’aide : Composez le 911 ou le numéro d’urgence local (si d’autres personnes sont présentes, demandez à quelqu’un d’autre de faire l’appel et d’aller chercher un DEA).
- Appuyez fortement au centre de la poitrine de la personne; faites ces compressions à une cadence rapide. Laissez le personnel de répartition vous guider.
- Dès que vous avez le défibrillateur, allumez-le et suivez les instructions audio.
Activité: Découvrez où se trouvent les DEA dans votre communauté et diffusez l’information. S’il n’y en a pas un dans votre collectivité, lancez un programme d’accès public à la défibrillation.
Stimulez votre confiance :
- Visionnez cette courte vidéo détaillant les étapes de la RCR.
- Imprimez cette affiche illustrant les étapes de la RCR et accrochez-la à un endroit bien visible chez vous.
- Téléchargez l’application de secourisme de la Croix-Rouge canadienne.
- Investissez dans des articles qui sauvent des vies, comme une trousse de premiers soins. Si un membre de votre ménage présente un risque élevé d’arrêt cardiaque, il serait peut-être judicieux de vous procurer un DEA8 .
Activité : Lisez le billet Comment trois partenaires de gym, un DEA et des techniques de secourisme ont permis de sauver une vie.
Consultez notre guide pour choisir le bon cours :
- Pour assister à une brève introduction aux premiers soins, participez à un atelier de secourisme.
- Si vous souhaitez obtenir un certificat confirmant vos compétences de base, inscrivez-vous à l’un des cours suivants :
- RCR et DEA de niveau A ou C
- Secourisme de base/d’urgence et RCR et DEA niveau A ou C
- Demeurez à jour en renouvelant votre certificat tous les trois ans.
Activité : Faites l’essai du jeu de réalité augmentée Apprenez la RCR avec les athlètes de l’UEFA.
Poursuivez votre préparation
Continuez à progresser à mesure que vos connaissances, vos compétences et votre confiance se développeront. Partagez cet article, discutez-en au sein de vos communautés et invitez vos proches à vous accompagner dans votre démarche et à vous aider à conserver vos compétences à leur meilleur niveau.
N’oubliez pas :
- Si vous êtes témoin d’une urgence cardiaque, vous n’avez pas besoin d’une technique parfaite pour pratiquer la RCR.
- Retarder la RCR peut coûter la vie à quelqu’un.
- En cernant et en surmontant vos hésitations, comme la crainte de casser des côtes, avant qu’une urgence ne survienne, vous gagnerez de précieuses minutes le jour où quelqu’un aura besoin que vous lui portiez secours.
- Suivre une formation sur la RCR est le meilleur moyen d’acquérir les compétences et la confiance nécessaires pour agir.
Les statistiques indiquent que nombre d’entre nous seront un jour témoins d’une urgence cardiaque ou auront besoin de recevoir la RCR à un moment ou à un autre de nos vies. Il est donc important de faire en sorte que ni nous ni nos proches n’hésitions à agir si une urgence survient. La prochaine étape pour sauver une vie pourrait être aussi simple que suivre une formation ou partager cet article. Faisons le prochain pas maintenant!
Références
1 Agence de la santé publique du Canada (2017). Les maladies du cœur au Canada. Publication officielle du gouvernement du Canada.
2 Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada (2024). Des chiffres alarmants : les arrêts cardiaques sont plus fréquents et peu y survivent. Communiqué au sujet d’un rapport officiel de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada.
3 Instituts de recherche en santé au Canada (2019). Un programme de recherche visant à favoriser la survie des Canadiens victimes d’un arrêt cardiaque soudain est maintenant offert dans toutes les provinces. Publication officielle du gouvernement du Canada.
4 Ibrahim, W.H. (2007). Recent advances and controversies in adult cardiopulmonary resuscitation. National Library of Medicine. (anglais seulement)
5 Ammar, L.A., W.C. Herring, T.G. Lederer et collab. (2026). Barriers to bystander CPR and AED use in out-of-hospital cardiac arrest: A narrative review. The American Journal of Emergency Medicine. (anglais seulement)
6 Ipsos Reid (2012). En règle générale, les Canadiens sont confiants de pouvoir reconnaître les signes d’une urgence médicale, mais ils sont moins certains d’avoir les compétences nécessaires pour intervenir. Ipsos Reid.
7 Dunmore, K. (2023). Démonter les mythes sur la réanimation cardiorespiratoire. Croix-Rouge canadienne : Blogue de la Croix-Rouge canadienne.
8 National Heart, Lung, and Blood Institute (2023). Defibrillators - Who Needs a Defibrillator?. National Heart, Lung and Blood Institute. (anglais seulement)
9 Giannikas, A. (2024). Does CPR Break Ribs? What Rescuers Need To Know. CPR1. (anglais seulement)