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Des étudiantes québécoises au concours Jean-Pictet

Chaque année, le concours Jean-Pictet réunit des étudiants en droit international du monde entier qui sont confrontés aux réalités du terrain par des simulations et des jeux de rôles de droit en situation de conflit. Des étudiantes (eh oui, seulement des filles!) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l'Université de Montréal participent au concours en ce moment même.

L'UQAM arrivera-t-elle à la finale cette année? 

En avril 2012, dans le décor époustouflant des montagnes du Drakensberg, aussi connues comme les « montagnes du dragon », se déroulait la 24e édition du Concours Jean-Pictet de droit international humanitaire (DIH). Des étudiants provenant des quatre continents se sont réunis dans ce décor enchanteur durant une semaine pour «sortir le droit des livres» par des simulations et des jeux de rôles permettant au jury du Concours d’évaluer les connaissances théoriques et pratiques du DIH des participants. Sara Eve Levac, Alia Chakridi (toutes deux bénévoles pour la Croix-rouge canadienne) et Étienne Chénier-Laflèche composaient l’équipe de l’Université du Québec à Montréal lors de l’édition 2012 du Concours. L’équipe s’était alors démarquée  en se qualifiant pour la finale francophone. L’expérience du Concours aura d’ailleurs été un tremplin pour les membres de la délégation vers d’autres expériences professionnelles relatives au droit international humanitaire. Plus encore, le Concours Jean-Pictet aura définitivement permis aux étudiants de l’UQAM de se découvrir une passion pour le DIH et de saisir un peu plus les enjeux de sa mise en œuvre. Poursuivant la tradition, l’UQAM participe une nouvelle fois au Concours Jean-Pictet qui célèbre son 25e anniversaire en 2013. Cette année l’UQAM est représentée par Mélissa Lussier-Beaulieu, Justine Lafontaine et Elyse Desjardins.

photo_pictet Niousha Riahi, Julie Carlesso, Sarah Ménard April

Les impressions des participantes de l'Université de Montréal

Passer son avant-midi à préparer et à assister à une réunion à titre de conseiller juridique des forces armées aériennes afin de planifier une attaque militaire, courir après le dîner pour aller recueillir le témoignage de victimes, aller questionner un chef de police sur certains évènements violents et finir la journée en réunion pour élaborer un rapport sur des violations de droit international humanitaire et droit international des droits de l’homme. Voilà à quoi ressemble une journée au concours Jean Pictet !

Lors de la compétition, les participants sont amenés à réellement donner le meilleur d’eux-mêmes lors de simulations de cas pratiques. À chaque épreuve, nous sommes confrontés à des défis et des obstacles différents. À titre d’exemple, les participants peuvent se voir attribuer le rôle de militaires, de délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), de ministres, de rebelles et bien plus encore. En se mettant ainsi tour à tour dans la peau de ces personnes, nous avons l’opportunité d’entrevoir  toute la complexité des conflits armés et des intérêts qui sont en jeu dans de telles situations. Plus qu’une compétition, il s’agit aussi d’une formation donnée par des gens d’expériences qui travaillent sur le terrain ainsi que par des professeurs renommés dans le domaine du droit international.

Par ailleurs, la grande variété de sujets abordés en lien avec le droit des conflits armés demande de la part des  participants une très bonne connaissance juridique. À cela s’ajoute les qualités humaines, telles la compassion et l’écoute, que requièrent certaines épreuves, comme c’est le cas lorsque vient le temps de recueillir le témoignage de victimes. Ainsi, le concours ne touche pas uniquement à l’aspect juridique des conflits armés, mais aussi aux aspects humains de ces situations. Les participants sont donc constamment poussés en dehors de leur zone de confort, et ce, tant au niveau du droit que de leurs aptitudes personnelles.

Pour finir, il s’agit évidemment d’une occasion extraordinaire de rencontres puisque les participants proviennent de tous les continents. Le fait qu’il se déroule sur une semaine permet réellement de développer des liens entre les différents participants, liens qui perdureront sans doute bien après la fin des épreuves !

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