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Journée internationale de la femme: résilience, force et vision

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, nous aimerions partager avec vous l’histoire de deux femmes inspirantes qui, grâce aux ressources mises à leur disposition dans le cadre de programmes de la Croix-Rouge, ont aidé à sauver des vies et à améliorer les conditions de vie dans des collectivités du Mali.
 
Korotoumou Diallo, 27 ans, a étudié pendant trois ans pour devenir infirmière dans le but de venir en aide à ses compatriotes maliensKorotoumou Diallo, 27 ans, a étudié pendant trois ans pour devenir infirmière dans le but de venir en aide à ses compatriotes maliens. Après avoir obtenu son diplôme, elle est devenue agente de santé communautaire pour le projet de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE) géré par la Croix-Rouge malienne et la Croix-Rouge canadienne, en collaboration avec le Ministère de la Santé et de la Salubrité publique du Mali.
 
Poussée par son désir d’aider les jeunes femmes et les enfants, Korotoumou fait partie des 224 agents de santé communautaire dépêchés dans des villages où l’accès aux soins de santé est limité ou inexistant, et où les taux de mortalité sont extrêmement élevés. Son éducation traditionnelle lui a inculqué une forte éthique de travail qui, jour et nuit, la motive à traiter les femmes et les enfants qui ont besoin d’elle avec une grande rigueur et une patience infinie, tandis que sa formation professionnelle l’a dotée du pragmatisme et des compétences nécessaires pour administrer les traitements appropriés.

Il n’y a jamais une minute à perdre quand, chaque jour, il faut combattre la malaria, la diarrhée, la malnutrition et la pneumonie, qui sont à l’origine de 75 % des décès.

La salle d’attente de sa petite clinique n’est jamais vide, et cinq ou six femmes y attendent généralement leur tour. Les villageois savent que Korotoumou est toujours là pour eux, que ce soit pour leur donner un mot d’encouragement ou leur prodiguer les soins dont ils ont besoin. Trois ans après l’ouverture de sa clinique, les résultats sont éloquents : le taux de mortalité dans la collectivité a diminué de façon spectaculaire et Korotoumou a gagné la confiance des familles du village, qui ne voudraient plus se passer de ses services. Korotoumou dit qu’elle se sent chez elle et veut continuer sa mission en prodiguant à la collectivité des traitements modernes et efficaces.

Sali Diabaté, bénévole de la Croix-Rouge au sein de sa collectivitéQuand la Croix-Rouge malienne et la Croix-Rouge canadienne ont mis en œuvre le programme pour la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants (SMNE) dans son petit village malien, dont la population compte 1 000 habitants, Sali Diabaté, une jeune femme de 27 ans, s’est immédiatement ralliée à la cause.
 
En plus de mobiliser des agents de santé communautaire dans des villages situés loin d’établissements de santé, le programme encourage les villageois à adopter certaines habitudes leur permettant d’améliorer leurs conditions de vie et leurs normes sanitaires. Sali a été parmi les premières à appuyer les efforts des bénévoles de la Croix-Rouge et à convaincre des femmes du village de suivre leurs conseils. L’une de ces recommandations était d’effectuer un grand nettoyage du village chaque semaine. Désormais, chaque dimanche, des villageoises armées de balais et de brouettes prennent le village d’assaut et nettoient Sana de fond en comble.
 
 « Ce projet est essentiel, affirme Sali. Trois ans après la mise en œuvre du programme, les gens réalisent que ces efforts ont permis de sauver des vies. Nous n’avons eu aucun décès d’enfants ou de jeunes mères depuis des mois ».
 
Sali est mère de trois enfants. « J’ai été enceinte quatre fois, mais j’ai perdu un bébé d’un an. C’était avant que l’agent de santé communautaire ne vienne au village, et le village n’avait pas de centre de soins de santé. Ma petite fille a eu plusieurs poussées de fièvre, mais mon mari était absent, et il m’était impossible de l’amener à la clinique, qui se trouve à plus de dix kilomètres d’ici. Un jour, elle a été prise d’une fièvre très violente. Nous avons réussi à l’amener à la clinique à bicyclette, mais il était déjà trop tard. Ici, à Bambara, quand un enfant entre en convulsion, on dit qu’il a été emporté par un oiseau. Nous appelons cela Kônô. En fait, elle souffrait de malaria. »
 
Aujourd’hui grâce au Ministère de la Santé et de la Salubrité publique et au soutien du programme de SMNE, les femmes peuvent faire appel aux agents de santé communautaires dès que les premiers symptômes de la fièvre ou de la diarrhée se manifestent. De plus, étant donné que les femmes passent moins de temps à s’occuper d’enfants malades, elles peuvent consacrer plus de temps à des activités rémunératrices. Un énorme jardin a été planté à proximité de Sana, et les femmes peuvent y pratiquer l’agriculture. L’initiative de la Croix-Rouge a permis aux femmes de Sana de jouir de plus d’autonomie et d’être indépendantes financièrement.
 
Pour en savoir plus sur le travail de la Croix-Rouge canadienne en matière de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.
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