« Quand tu te retrouves dehors en pleine nuit, sans chaussures, sans porte-monnaie, sans rien, t’es vraiment sous le choc! »

Pierre-Étienne habitait un gros immeuble à Québec lorsqu’un feu s’est rapidement propagé sur son étage.

« Je me suis réveillé vers une heure du matin et j’ai vu de la fumée sous ma porte. J’ai mis mes jeans, un chandail et mes lunettes pour aller voir sur le balcon. Quand j’ai voulu revenir chercher d’autres affaires, mon appartement était rempli de fumée. J’ai dû sauter du deuxième étage pour atterri les pieds dans la neige fondante! »

C’était la nuit du premier avril 2009. Ses proches ont presque cru à un poisson d’avril lorsqu’il a appelé pour leur annoncer la nouvelle.

« Mes parents habitent à l’extérieur et je devais être sur place, à Québec, dans les jours suivants l’incendie. C’est à ce moment là que je suis entré en contact avec le service d’aide aux sinistrés de la Croix-Rouge. Le fait d’avoir une chambre d’hôtel, de la nourriture et de se sentir en sécurité, m’a permis de repartir sur des bases plus solides. »

Bien qu’il ait plutôt géré son stress à l’intérieur, Pierre-Étienne a senti que les bénévoles de la Croix-Rouge étaient là pour l’écouter et le soutenir. « Chaque individu va vraiment chercher ce dont il a besoin. Si j’avais eu besoin de parler, je sais qu’ils étaient là pour m’écouter. Quand ce genre d’événement te tombe dessus, tu ne dors pas vraiment la nuit. T’es stressé, tu as l’impression de revivre l’incendie. Le secours apporté par la Croix-Rouge nous aide vraiment à relâcher l’adrénaline accumulée après une expérience traumatisante. »

Depuis quelques années, le jeune homme de vingt-quatre ans, s’intéressait à l’action humanitaire, mais n’avait pas encore choisi sa cause.

« Je me suis rendu compte que les services de la Croix-Rouge sont aussi importants au Québec qu’à l’étranger. Les gens ont besoin d’aide ici aussi. »

Pierre-Étienne a donc donné son nom pour devenir bénévole de la Croix-Rouge. Il a récemment complété le processus de formation et intégré une équipe d’intervention pour venir en aide à des gens qui, comme lui, se retrouvent sur le trottoir à la suite d’un sinistre. « Je l’ai vécu, alors je sais que l’aide apportée aux sinistrés est significative. Il me tient vraiment à cœur de pouvoir redonner un peu de ce qui m’a été donné. »