« On ne sait même pas comment se sentir », raconte Pat Gauthier.
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Pat Gauthier fait partie des milliers de personnes qui ont été chassées de leur foyer par les violents incendies qui se sont déclarés le jeudi 6 juillet près du village d’Ashcroft, en Colombie-Britannique, pour ensuite envahir Boston Flats, sa petite communauté située à proximité.

Mme Gauthier et une amie étaient allées acheter des médicaments dans une pharmacie de Kamloops, à environ 120 km de chez elles, quand les autorités ont ordonné l’évacuation.

C’était moins de 24 heures après le début des incendies. Des voisins ont aidé son mari à se rendre en lieu sûr, mais, malheureusement, sa maison a été détruite et ses quatre chats ont péri dans l’incendie. « Aucun de nous ne sait comment se sentir. Est-ce qu’on devrait être reconnaissant? En colère? Heureux? Frustré? Je ne sais pas, c’est difficile à dire. Peu d’entre nous avons vécu ce genre de situation », affirme Mme Gauthier, qui célébrera son 70e anniversaire le mois prochain.

Malgré ces bouleversements, elle garde le moral et demeure positive en se rappelant que la plupart des effets matériels peuvent être remplacés.

« J’ai perdu ma garde-robe antique, mon nouveau sofa et les électroménagers que je venais finalement de remplacer. Ce ne sont que des objets et ils étaient couverts par une assurance. Je ne pourrai peut-être pas racheter exactement ce que j’avais, mais je le répète, ce ne sont que des objets. » Madame Gauthier, qui demeure actuellement chez sa fille à Kamloops, est heureuse de pouvoir compter sur l’aide de sa famille.

Cependant, l’aide qu’elle a reçue ne se limite pas aux liens du sang. « Il est impossible d’exprimer la profondeur de notre reconnaissance envers les premiers intervenants, les bénévoles et tous ceux qui nous sont venus en aide.

Les gens de Kamloops, de Fort McMurray et de toute la région ont été incroyables. Tout le monde cherche à se rendre utile », raconte Madame Gauthier en souriant.

Ce genre d’épreuve s’accompagne immanquablement de stress et d’angoisse, c’est pourquoi elle fait de son mieux pour prendre bien soin d’elle.

« Même s’il y a une foule de détails à régler et de choses auxquelles penser, il faut parfois se forcer à s’arrêter et à s’asseoir quelques minutes pour se reposer et souffler un peu », ajoute-t-elle.

Vous pouvez aider les victimes de cette catastrophe en faisant un don au fonds « Feux de forêt en Colombie-Britannique ».