Je suis ici dans l'un des districts de Cox's bazar qui est au Bangladesh sur la frontière du Myanmar dans un des camps qui abrite plus de 50 000 personnes. Ce sont évidemment des gens qui ont fui la violence au Myanmar. Ils font partie des 600 000 personnes qui ont traversé la frontière depuis le 25 août, fuyant la violence.
Quand on rencontre les gens ici, d'abord 60 % sont des femmes et des enfants. Chaque histoire est une histoire tragique sur le plan personnel. Des membres de familles qui ont perdu quelqu'un, tout le monde a perdu quelqu'un, un père, une mère, des frères, des soeurs et donc on se retrouve ici.
On est parti en laissant tout derrière soi, parti essentiellement avec les vêtements sur le dos, en marchant des kilomètres pour se rendre ici en sûreté au Bangladesh, dans les camps de fortune qui ont été mis en place. Vous pouvez imaginer, 600 000 personnes qui arrivent dans un coin du pays qui n'est pas vraiment riche. C'est un coin qui est pauvre, donc on trouve des camps un peu partout. Les besoins sont énormes.
On est ici avec une opération importante sur le plan humanitaire de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de nombreuses autres organisations humanitaires qui sont ici sur le terrain.
Tout le monde se divise la tâche. Nourriture évidemment, on va assister à une distribution de nourriture. Les besoins essentiels que sont la nourriture, l'eau et l'assainissement de l'eau, les besoins en hygiène. Vous pouvez penser, on bâtit sur place des camps pour des dizaines de milliers de personnes, donc tout ce dont nous avons besoin normalement et évidemment les besoins en santé qui sont énormes. On a plusieurs médecins, infirmières, techniciens qui sont du Canada et qui sont ici pour l'opération.
On nous demande souvent si l'aide qui est donnée du Canada fait une différence dans ces situations-là. Je vais vous dire ce que les gens ont besoin. Ils ont besoin d'aide matérielle, mais ils ont aussi besoin d'espoir. L'espoir de se dire qu' il y a de la lumière au bout du tunnel, que les choses vont se stabiliser. Notre présence ici rassure beaucoup de gens qui se disent qu'on se préoccupe d'eux.
Résumé :
Depuis le mois d'août 2017, plus de 625 000 personnes ont fui la violence qui règne dans le nord de l’État de Rakhine, au Myanmar, pour se rendre au Bangladesh. Conrad Sauvé, président et chef de la direction de la Croix Rouge, nous décrit la situation au camp de Cox's Bazar.
L’opération du Mouvement international de la Croix-Rouge en Haïti, suite au tremblement de terre du 12 janvier 2010, a été la plus importante de son histoire en un seul pays. Cinq millions de personnes ont bénéficié de son soutien, soit un Haïtien sur deux.
Au total, 222 millions de dollars, recueillis grâce à la générosité de la population et des entreprises canadiennes, ainsi que des gouvernements provinciaux et du gouvernement fédéral, ont permis et permettent encore aujourd’hui à la Croix-Rouge de poursuivre son intervention de soutien auprès de la population haïtienne. Pour en savoir plus : croixrouge.ca/Haïti
Conrad Sauvé, président et chef de la direction de la Croix-Rouge canadienne, est fier du travail essentiel accompli par les travailleurs humanitaires canadiens déployés au Bangladesh grâce au soutien du gouvernement du Canada.
Depuis le 25 août 2017, plus de 625 000 personnes ont fui la violence dans les régions du nord de l'État de Rakhine, au Myanmar, pour se réfugier au Bangladesh. La majeure partie des réfugiés vivent dans des conditions difficiles dans des camps de fortune dans le district de Cox's Bazar. Il s’agit de l’une crises les plus importantes et les plus complexes dans cette région depuis des décennies. La Fédération internationale et 30 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge appuient les opérations du Croissant-Rouge du Bangladesh.
Un hôpital mobile entièrement équipé a ouvert ses portes pour fournir des soins de santé essentiels à des milliers de personnes provenant du Myanmar et vivant dans des conditions difficiles à Cox's Bazar. L'hôpital de 60 lits, de la taille de deux terrains de football comporte notamment une salle d'opération, une salle d’accouchement, un service de soutien psychosocial, ainsi qu’un service de consultation externe et une unité d'isolement. L'hôpital, mis en place par les sociétés de la Croix-Rouge norvégienne et finlandaise, est composé de personnel médical local, dont 15 médecins et 30 sages-femmes du Croissant-Rouge du Bangladesh, et d'une équipe internationale de 30 personnes, incluant des travailleurs humanitaires de la Croix-Rouge déployés au Bangladesh grâce à l'appui du gouvernement du Canada.
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