Touché par le drame, un bénévole de la Croix-Rouge canadienne vole au secours des sinistrés de Sandy

Topics: Amériques, Nos réussites sur le terrain
14 novembre 2012

Touché par le drame, un bénévole de la Croix-Rouge canadienne vole au secours des sinistrés de Sandy

 

« Tu ne t’arrêtes pas pour penser à la fatigue ou au stress que tu vis. La plupart du temps, j’étais surtout motivé et inspiré à travailler. » -- Bradley Hove, bénévole en services aux sinistrés, Croix-Rouge canadienne

Ils ont été au cœur de l’intervention de secours post-Sandy. Ils ont soulevé, trié, organisé, transporté. Pendant de longues journées de 12 heures, parfois plus, ils ont travaillé sans relâche afin d’assurer la distribution de vivres, d’eau et d’articles d’hygiène aux sinistrés. Leurs efforts n’ont pas fait les manchettes, mais cette armée de bénévoles en logistique a néanmoins joué un rôle vital après le passage de l’ouragan Sandy.

Plus de 15 000 bénévoles ont répondu à l’appel de secours, dont plus de 60 provenant de la Croix-Rouge canadienne. Ils étaient issus de tous les milieux : docteurs, propriétaires d’entreprise, pompiers, fermiers. Bradley Hove, un travailleur d’entrepôt et bénévole en services aux sinistrés, était du nombre.

Avec trois enfants à la maison, tous âgés de moins de cinq ans, Bradley a dû faire un gros sacrifice. Il savait qu’il partait pour au moins trois semaines, laissant son épouse seule pour gérer la maisonnée. « La décision a été très difficile, dit-il, mais je ne pouvais ignorer le malheur de ces gens. Je devais y aller. »

À son arrivée en poste, Bradley a été particulièrement saisi par la taille de l’entrepôt : long comme un terrain de football, haut comme un édifice de cinq étages et équipé de 18 quais de chargement. Grâce aux dons, l’entrepôt était rempli au maximum de sa capacité d'articles et de produits. Les coordonnateurs avaient désespérément besoin d’aide pour organiser le tout et commencer la distribution. « Notre travail régulier dans la vie n’avait aucune importance, dit Bradley. Ils avaient juste besoin de gens pour trier la marchandise. À un certain moment, j’ai fait l’inventaire avec un médecin. » Bradley a aussi fait équipe avec un pompier qui avait survécu à l’attaque du World Trade Center après avoir été coincé sous les décombres. « Voilà un homme qui savait ce que c’est que de remettre sa vie entre les mains des autres. Et il était là pour donner au suivant. C’était vraiment très inspirant. »

Le groupe était affecté à un entrepôt clé desservant des quartiers du New Jersey et de Manhattan. Les centres d’accueil et communautaires avaient un urgent besoin d’eau en bouteille, de trousses de nettoyage, de produits d’hygiène et de vêtements. Bradley et d’autres bénévoles du Canada et des États-Unis ont utilisé des chariots élévateurs pour déplacer les stocks, créer des allées et faciliter le chargement et l’expédition. Ils ont aussi fait des livraisons dans des quartiers rongés par les gangs de rue et la corruption. « Tu ne t’arrêtes pas pour penser à la fatigue ou au stress que tu vis, ni aux dangers potentiels. La plupart du temps, j’étais surtout motivé et inspiré à travailler », se rappelle Bradley. « Chaque soir, on se racontait nos journées et ce qui nous avait fait rire. C’est ce qui nous a permis de tenir le coup. »

La plupart des bénévoles ont travaillé de 7 h à 19 h tous les jours, parfois même plus longtemps. Épuisés physiquement, vidés émotivement, ils ont néanmoins maintenu le cap sachant que des gens privés de tout avaient besoin d’aide. Ils se sont dévoués pour de parfaits inconnus qu’ils ne rencontreront sans doute jamais. Le travail vital qu’ils ont accompli fait de ces bénévoles les héros de cette vaste opération de secours.