Une bénévole du programme Smart Start obtient des résultats positifs au Costa Rica

Modèle de réussite : Une bénévole du programme Smart Start obtient des résultats positifs au Costa Rica

Mettez-vous dans la peau d’une personne habitant dans une région montagneuse isolée où les accidents sont monnaie courante. Comment assureriez-vous votre propre survie en cas de blessure, sachant que 45 minutes vous séparent des services d’urgence les plus proches?

Liz Moss, qui travaille comme monitrice de secourisme à la Croix-Rouge canadienne depuis 2006 et parle couramment l’espagnol, s’est récemment rendue au Costa Rica afin de mettre ses connaissances au service des habitants de San Gerardo de Rivas, une collectivité montagnarde de 350 habitants située dans le Centre-Sud du pays. Les habitants vivent de l’agriculture, essentiellement du café. Chaque jour, ils doivent gravir des collines, à pied ou à cheval, ce qui implique un risque élevé de chutes, de morsures de serpent et d’épuisement dû à la chaleur.

« Dans ces régions rurales, les gens doivent apprendre à se débrouiller seuls, a expliqué Mme Moss. Leurs activités professionnelles comportent aussi des risques considérables : elles sont exigeantes sur le plan physique, elles les entraînent au cœur de la forêt en terrain escarpé et les gens ont recours à des machettes plutôt qu’à des outils modernes. Le risque de blessure est énorme. »

La collectivité voit aussi un nombre élevé d’enfants blessés, d’accidents de la route et de maladies. Elle ne dispose d’aucune clinique et ne reçoit la visite d’un médecin qu’une fois toutes les deux semaines. Il est donc indispensable pour les habitants d’apprendre à prévenir les blessures et de savoir quoi faire en cas d’urgence.

La collectivité a témoigné un vif désir d’apprendre à reconnaître les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux ainsi qu’à maîtriser les techniques de secourisme en cas d’obstruction et la RCR. Mme Moss a reçu de la part de la Croix-Rouge costaricienne du matériel supplémentaire comportant des renseignements locaux. Elle a ainsi pu adapter ses ateliers en fonction des besoins particuliers des collectivités éloignées qui ne bénéficient pas d’un accès rapide aux services d’urgence.   

L’association communautaire locale était enchantée que l’on offre ces ateliers gratuitement. Elle a fourni une grande salle pouvant accueillir les classes et a contribué à la promotion et à l’inscription. 

En tout, Mme Moss a donné 9 cours, transmettant ainsi des renseignements vitaux à 61 participants âgés de 10 et 65 ans. Les cours étaient organisés en 4 modules :

  • les étapes à suivre lors d’une urgence et les urgences cardiaques;
  • les premiers soins en cas d’obstruction;
  • les premiers soins en cas d’hémorragie et de brûlures;
  • les blessures aux muscles, aux os et aux articulations, et les premiers soins en cas d’empoisonnements.

Avant de quitter le Costa Rica, Mme Moss a organisé un atelier d’une journée ayant pour but de revoir la matière. Les résidants pouvaient s’y présenter à n’importe quel moment et  poser des questions ou pratiquer des techniques de secourisme. À la demande de la collectivité, elle a aussi parlé des signes et symptômes des urgences diabétiques et a enseigné les soins à donner en cas d’urgences dues à la chaleur et de convulsions.

« Les cours de secourisme ont donné aux participants une nouvelle conception de ce qu’ils peuvent faire en cas d’urgence, a affirmé Mme Moss. Il y avait des participants de tous âges et de toutes professions. Une des participantes était mère d’un enfant épileptique; elle a pu mettre en pratique ses nouvelles connaissances de secourisme quelques semaines après la formation. Son enfant a été pris de convulsions alors qu’il mangeait et il s’est étouffé. Mais grâce à sa formation, elle savait comment lui venir en aide. Il s’en est tiré sain et sauf. Il aurait fallu 45 minutes à l’ambulance de la Croix-Rouge costaricienne pour se rendre à San Gerardo, il était essentiel pour lui sauver la vie qu’elle sache intervenir sur-le-champ. » 

Mme Moss espère un jour retourner dans cette région afin de poursuivre l’enseignement du secourisme à San Gerardo de Rivas et dans les villages avoisinants. Entretemps, de retour à Vancouver, elle a retrouvé l’équipe SmartStart et donnera des cours de secourisme en espagnol et en anglais langue seconde à l’intention des nouveaux venus dans la vallée du bas Fraser.