Des élèves du programme Smart Start reçoivent un Prix de secourisme pour avoir sauvé une vie

Peu de temps s’est écoulé depuis l’arrivée de Penny (Jong Ah) Moon et de Golnar Khajavi au Canada. Pourtant elles font déjà figure d’héroïnes, grâce à la formation de la Croix-Rouge canadienne qu’elles ont suivie et à leur intervention qui leur a valu un Prix de secourisme à l’œuvre. 

Penny et Golnar sont deux étudiantes d’anglais langue seconde qui fréquentent le Collège communautaire de Vancouver, rue Broadway. Elles sont venues à la rescousse d’une amie qui s’est étouffée le jour même où elles ont suivi l’atelier SmartStart: Community Access to First Aid de la Croix-Rouge canadienne.

Après le cours, qui durait une matinée, les deux étudiantes se sont rendues à la cafétéria du collège où elles ont rejoint Ava et Farzad, les amies iraniennes de Golnar. Farzad et Ava partageaient un plat de riz que cette dernière avait apporté. Pendant le repas, Ava s’est mise à tousser et à s’étouffer, et Farzad a réagi en lui tapant dans le dos.

Penny et Golnar avaient appris lors de l’atelier qu’en cas d’obstruction il ne fallait pas taper dans le dos de la victime. Ava toussait sans arrêt; le visage cramoisi, elle s’est précipitée vers la poubelle où elle a vomi, sans toutefois cesser de s’étouffer. Penny et Golnar sont alors accourues à son aide et lui ont donné, tour à tour, des poussées abdominales jusqu’à ce que le riz coincé dans sa gorge soit délogé. Ava pouvait enfin de nouveau respirer.

Le Service de secourisme et de sécurité aquatique de la Croix-Rouge canadienne a décerné à Penny et à Golnar un Prix du secourisme à l’œuvre. Ce prix est remis aux personnes qui ont fait tout en leur pouvoir pour sauver une vie, pour prévenir l’aggravation d’un traumatisme ou pour réconforter une personne blessée.

« Nous nous estimons chanceuses d’avoir suivi la formation et d’avoir pu venir en aide à quelqu’un », a dit Penny. 

En Corée, l’emploi que Penny occupait dans un hôtel international exigeait d’elle une capacité d’intervention dans des situations d’urgence. Elle affirme que cette expérience lui a donné une certaine assurance pendant l’atelier de la Croix-Rouge.

« Quand le moniteur bénévole de la Croix-Rouge a demandé un premier volontaire pour pratiquer les techniques, a-t-elle raconté, je n’ai pas hésité. Le fait de m’exercer devant un groupe ne m’a pas intimidé. »

Golnar a suivi le cours pour une simple raison : « je veux aider les gens, a-t-elle dit. Un jour, je suis venue en aide à une amie dans un restaurant et cela m’a rendue heureuse. Je veux en apprendre davantage sur le secourisme. »

Le Collège communautaire de Vancouver a organisé l’atelier SmartStart dans le but de donner aux étudiants l’occasion d’enrichir leur apprentissage de l’anglais par l’entremise d’activités et de formations utiles non seulement à eux-mêmes, mais à l’ensemble de la collectivité. Les participants ont appris les rudiments de la sécurité et du secourisme d’urgence, y compris les soins à donner en cas d’obstruction, d’hémorragie, de brûlures et de fractures.

Penny est ravie d’avoir pu mettre à profit les techniques qu’elle a apprises ce matin-là. « Plus nous nous renseignons à ce sujet, a expliqué Penny, plus nous augmentons nos chances de pouvoir aider les gens dans notre nouvelle collectivité. Mon anglais laisse encore à désirer, mais c’est une question d’humanité; et au fond, les humains sont tous pareils, peu importe où nous sommes. »