Billet de Janice Babineau, Croix-Rouge canadienne 

En tant que joueuse de soccer, j’ai été témoin de plusieurs blessures à la tête. Cependant, même si j’ai relativement confiance en ma capacité d’intervenir en cas d’accident, je dois avouer que lorsqu’il s’agit de mon intrépide bambin, je ne sais jamais si je dois m’inquiéter chaque fois qu’il se cogne la tête, ou relaxer en me disant qu’un autre petit bleu ne le ralentira pas de sitôt. Pour avoir l’esprit tranquille, je me suis renseignée auprès de Don Marentette, directeur des programmes de secourisme à la Croix-Rouge canadienne, qui m’a donné ses conseils d’expert.

Depuis quelque temps, les commotions cérébrales font souvent les manchettes, particulièrement dans le domaine des sports professionnels comme le football. Cependant, personne n’est à l’abri de ces blessures, même ceux qui ne pratiquent pas de sport de contact. Une chute à vélo ou sur une surface glissante suffit pour causer une blessure grave à la tête. Il est donc important de connaître les mesures à prendre et les symptômes à guetter.

Commotion cérébraleParmi les symptômes les plus sérieux d’une blessure à la tête ou d’une commotion cérébrale, on retrouve la perte de conscience, les pertes de mémoire, les nausées, les troubles de la vision et les étourdissements. Toute personne qui présente ces symptômes doit recevoir des soins médicaux immédiats. N’hésitez pas à composer le 9-1-1, au besoin.

Selon Don Marentette, il est important de souligner que ces symptômes ne se manifestent pas toujours immédiatement : « Lorsqu’une personne reçoit un coup à la tête, il faut faire preuve de prudence et insister pour qu’elle arrête son activité afin d’éviter tout risque de séquelles. »

Pour ce qui est des sports organisés, Don Marentette suggère aux entraîneurs et au personnel responsable d’établir avec leurs équipes des directives claires à ce sujet dès le début de la saison.

Par ailleurs, il explique que même si le crâne des enfants devient progressivement plus rigide avec l’âge, le cerveau continue de se développer pendant l’adolescence. Si un impact est suffisamment fort pour causer un saignement, une enflure du crâne ou une perte de dents, la personne doit recevoir des soins médicaux.

Quant à la convalescence suivant une commotion cérébrale, elle peut être lente et varier d’une personne à l’autre. C’est pourquoi Don Marentette recommande de suivre les recommandations de professionnels de la santé avant de reprendre le jeu ou certaines activités après un diagnostic de commotion cérébrale.