Lorsque l’on est confronté à une urgence ou une catastrophe, la tendance naturelle est de recueillir le plus d’informations possible, en raison du sentiment d’urgence qui nous anime. En effet, la connaissance nous rassure. Elle aide les gens à prendre la meilleure décision possible pour leur famille,  comme se préparer à l’éventualité d’une catastrophe, savoir quand évacuer les lieux, rester en sécurité à la maison, trouver un refuge en cas d’urgence et savoir quels services sont disponibles. La connaissance nous aide aussi à surmonter la peur de l’inconnu.

Les inondations, les incendies ou les pannes de courant prolongées constituent de véritables épreuves, surtout lorsqu’on n’obtient aucune réponse à nos questions. Hélas, les situations d’urgences créent leur lot d’incertitudes , et les intervenants n’en savent souvent pas plus que vous. C’est encore trop tôt pour tirer des conclusions.  En vivant continuellement dans l’attente d’une bonne nouvelle, nous devenons très vulnérables à chaque parcelle d’information qui nous parvient, qu’elle soit exacte ou non.

L’impact de la désinformation
Pendant une situation de crise, la désinformation et les rumeurs se dispersent aux quatre vents : de bouche à oreille bien sûr, mais surtout par les médias sociaux. Cela peut causer un grave tort aux personnes touchées, ainsi qu’aux efforts des intervenants et des organismes humanitaires. Une personne qui fait circuler de fausses informations  n’est pas nécessairement de mauvaise foi. Néanmoins, jouer au journaliste en herbe peut causer le gaspillage de précieuses ressources.




 
Il est très important de vérifier la véracité du contenu que nous publions en ligne. En effet, il n’est pas rare de voir réapparaître de vieux articles sur un blizzard quelques années plus tard, à l’approche d’une nouvelle tempête. Nous avons vu des images retouchées assez saugrenues circuler à grande échelle, sans que personne ne se rende compte de quoi que ce soit. C’est pourquoi il est essentiel de surveiller la date de publication d’un article ou d’un témoignage sur les médias sociaux, et surtout d’assurer que nous recherchons et partageons des sources d’informations fiables.

Comment trouver des informations fiables
En tout premier lieu, pourquoi ne pas suivre des chaînes d’informations réputées sur les médias sociaux, s’inscrire à des alertes et télécharger l’application « Soyez prêt » de la Croix-Rouge canadienne pour être bien au fait des veilles et des dernières informations?  Au cours d’une crise, les autorités locales et provinciales, les organismes, les services publics et la Croix-Rouge partagent tous du contenu en ligne et via les médias sociaux. La Croix-Rouge prend ces dispositions très au sérieux. Pendant une situation d’urgence, les gens cherchent de l’aide et des informations. Nous voulons que tous comprennent quel rôle nous jouons, quels services nous sommes en mesure d’offrir et où peut-on nous trouver. De même, nous redirigeons les gens vers des ressources offertes dans leur communauté.

Les fausses nouvelles ne datent pas d’hier. Des supercheries d’un goût douteux  ont déjà fait surface lors de l’ouragan Sandy, du séisme au Népal, de l’épidémie d’Ebola et même pendant des crises à moyenne et à grande échelle au Canada. Toutefois, notre conscience collective face à ce phénomène augmente sans cesse, tout comme les efforts d’entreprises comme Facebook à combattre ces canulars.

Voici quelques conseils à suivre afin de prévenir la prolifération de rumeurs et la désinformation pendant une situation de crise.

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