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Faits et chiffres

Une décennie de catastrophes

En 2002, le nombre des catastrophes est le plus élevé jamais enregistré pour une année au cours de la décennie écoulée.

En 2002, les catastrophes ont été plus destructrices que jamais. Elles ont fait 608 millions de sinistrés, trois fois plus que la moyenne annuelle enregistrée entre 1992 et 2001.

En 2002, 24 500 personnes ont été tuées alors que la moyenne annuelle de la décennie s’établit à 62 000 morts.

Rien qu’en Inde, la sécheresse a frappé 300 millions de personnes en 2002.

Les catastrophes continuent de frapper les régions les plus pauvres et les moins développées de la planète. Six pour cent seulement des morts recensés en 2002 vivaient dans des pays à fort développement humain.

Les catastrophes d’origine météorologique sont de plus en plus nombreuses. Entre 1993 et 1997, on en comptait en moyenne 200 chaque année, ce chiffre a atteint 331 (annuellement) entre 1998 et 2002.

Le rôle des donateurs

L’aide humanitaire (aux prix de 1999) est passée de USD 2,1 milliards en 1990 au niveau record de USD 5,9 milliards en 2000. (The new humanitarianisms : a review of trends in global humanitarian action – publié par ODI).

De 1993 à 2000, 47 % des fonds humanitaires de l’ECHO ont été dépensés en Europe centrale et orientale (ODI).

L’aide d’urgence collectée par les appels des Nations Unies a varié de moins de USD 10 par habitant en Corée du Nord ou en Ouganda à USD 185 (par personnes) dans les pays du sud est de l’Europe.

Les succès des agences humanitaires

Après les tremblements de terre qui ont frappé la Turquie en 1999, 98 % des 50 000 survivants dégagés des décombres avaient été secourus par la population locale.

227 agences de secours ont signé le Code de conduite pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et pour les organisations non gouvernementales (ONG) lors des opérations de secours en cas de catastrophe – référence acceptée dans le monde entier pour ce qui concerne les bonnes pratiques.

L’Afrique australe : le VIH/sida et la sécurité alimentaire

L’Afrique australe est la région du monde où le taux de prévalence du VIH est le plus élevé, allant de 15 % au Malawi à 33,7 % au Zimbabwe.

En moyenne, le Malawi et ses voisins d’Afrique australe sont en proie à une sécheresse et une pénurie alimentaire graves une fois tous les dix ans.

Selon l’ONUSIDA, un décès d'adulte lié au sida dans un ménage rural du Zimbabwe réduit la récolte de maïs de 60 %. Au début de 2003, sept millions de Zimbabwéens - soit plus de la moitié de la population – avaient besoin d'une aide alimentaire.

L’Afghanistan et le renforcement des capacités locales

Selon l’organisation caritative britannique Christian Aid, la production d’opium rapporte 20 à 40 fois plus que la production de blé.

Les deux tiers des contributions financières annoncées lors de la conférence des donateurs à Tokyo (janvier 2002) étaient destinés à l’aide humanitaire, et, pour l’essentiel, sous forme d’aide alimentaire.

En novembre 2202, le nombre d’ONG inscrites auprès du Ministère de la Planification était passé de 250 en 1999 (dont 46 ONG internationales) à 1005 (dont 350 ONG internationales).

À l’automne 2002, une petite annonce publiée par l’ambassade des États-Unis dans un journal local de Kaboul,  offrait un salaire de plus de 500 dollars américains par mois (au taux actuel), pour un poste de chauffeur, alors qu’un médecin exerçant dans le secteur public perçoit un traitement d’environ 45 dollars.

Aschiana, une ONG afghane qui avait monté des centres d’accueil pour les petits vendeurs de rue de Kaboul durant le régime taliban, a dû fermer quatre de ces centres après l’arrivée des agences internationales. Un des propriétaires avait en effet augmenté le loyer de 100 à 4000 dollars par mois.

Les migrations – une catastrophe oubliée

Les migrants envoient chaque année quelque 80 milliards de dollars US vers les pays en développement – beaucoup plus que les 50 à 55 milliards de dollars d’aide publique au développement versés annuellement par les pays riches.

Aujourd’hui, plus de 175 millions d’hommes et de femmes vivent hors du pays où ils sont nés. Selon l’ONU, la migration internationale a plus que doublé en 25 ans.

Selon la Division de la Population de l’ONU, la population de l’Union européenne diminue à une cadence telle que si l’UE entend conserver sa main-d’œuvre aux niveaux de 2000 pour les 50 ans à venir, il lui faudra accueillir 207 millions de travailleurs migrants.

Bien qu’il n’existe aucun chiffre officiel, certains chercheurs estiment à 25 millions le nombre des « migrants écologiques » et ils pourraient devenir encore plus nombreux à mesure que le réchauffement climatique, la désertification et d’autres problèmes écologiques rendront de nouvelles zones inhabitables.