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Le 30 avril est la Journée sans coup

Le 30 avril, les parents et les fournisseurs de soins peuvent marquer la Journée sans coup en promettant de ne jamais plus frapper de jeunes et en apprenant comment les discipliner sans violence.

Solutions de rechange aux coups

« La majorité des parents et des responsables d’enfants sont pleins de bonnes intentions lorsqu’ils ont recours aux châtiments corporels », a déclaré Judi Fairholm, directrice nationale, ÉduRespect, Croix-Rouge canadienne. « Le rôle de parent peut être difficile et éprouvant, et tous les parents se fâchent. Toutefois, la discipline devrait servir à inculquer des comportements corrects plutôt qu’à punir par la force et la peur. » ÉduRespect est un programme éducatif national qui vise à réduire l’incidence des mauvais traitements et de la violence, particulièrement envers les jeunes.

Bien que les coups puissent imposer l’obéissance dans l’immédiat, de nombreuses études montrent qu’ils ont des conséquences négatives à court terme et à long terme. Par exemple, les enfants qui sont frappés à la maison sont davantage susceptibles d’adopter des comportements violents mais moins susceptibles d’intérioriser des valeurs telles que l’empathie, l’honnêteté et un jugement sûr. Il existe aussi une corrélation entre les châtiments corporels subis dans l’enfance et le recours à l’intimidation, à la violence dans les relations amoureuses et à l’agression plus tard dans la vie.

Il importe de noter que près de 70 % des cas de voies de fait contre des enfants résultent de châtiments corporels en escalade. « Nous devons modifier notre façon de penser. Une personne qui n’utilise jamais la force physique pour punir n’est pas susceptible de frapper si elle est enragée, donc la violence ne peut s’intensifier », a expliqué Mme Fairholm.

Les recherches montrent que plus de 90 % des personnes qui causent un préjudice à des jeunes sont des membres de la famille, principalement un parent ou un parent-subsitut. Et les jeunes les plus à risque de subir un préjudice grave ou de mourir à la suite d’un coup sont les nourrissons âgés de moins d’un an.

Mme Fairholm signale que dans les pays où tout châtiment corporel est proscrit par la loi depuis plusieurs années, comme en Suède, et où des campagnes d’intérêt public ont changé les attitudes du public, l’incidence de la violence faite aux enfants et de la violence interpersonnelle a été sensiblement réduite.

Malheureusement, en raison d’un manque d’éducation parentale, beaucoup de parents ont pour seul modèle de conduite la façon dont ils ont été élevés, ce qui crée un cycle de châtiments sévères pouvant uniquement être stoppé par la connaissance. Mme Fairholm soutient qu’il est essentiel pour les parents de comprendre les étapes du développement que traverse leur enfant ou leur jeune, et de reconnaître que les crises de colère des tout-petits ou la rébellion des adolescents sont des manifestations normales et non des signes que l’enfant ou le jeune va mal tourner s’il n’est pas contrôlé par la force physique.

Le programme ÉduRespect de la Croix-Rouge offre des ateliers pour les adultes portant sur divers sujets liés aux mauvais traitements et à la violence. Ce printemps, on offre aussi des cours et des ateliers d’éducation préventive en ligne.

« Nous devons tous être conscients des risques associés aux châtiments corporels et être sensibilisés aux solutions de rechange. » Mme Fairholm note que la Journée sans coup, le 30 avril, est une bonne occasion de commencer à penser aux solutions de rechange et elle espère que les gens adopteront des solutions permettant qui deviendront de bonnes habitudes.

Cliquez ici pour en savoir plus sur les solutions de rechange aux coups.

Pour obtenir de plus amples renseignements ou pour organiser une entrevue sur le sujet, veuillez communiquer avec Leslie Vryenhoek par téléphone au (204) 296‑4116 ou par courriel au leslie.vryenhoek@redcross.ca.

28 april 2005