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La noyade : un danger de taille pour les jeunes enfants

Une étude de la Croix-Rouge canadienne révèle que les nourrissons et les tout-petits de 1 à 4 ans représentent le plus haut taux de mortalité par noyade au Canada.

Dans le tout dernier Rapport sur les noyades, qui se fonde sur les plus récentes statistiques disponibles pour 1999, 24 tout-petits au Canada ont été victimes de l'eau. Pour chaque décès, on estime généralement à entre quatre et cinq le nombre de quasi-noyades qui nécessitent une hospitalisation.

Selon un porte-parole du bureau de la Croix-Rouge canadienne, Rick Caissie, directeur national, Programmes de prévention des traumatismes, Croix-Rouge, " les noyades et quasi-noyades représentent une tragédie particulièrement déchirante lorsqu'on sait que la plupart de ces événements auraient pu être évités. Les tout-petits sont plus à risque à cause de leur curiosité naturelle. Même s'ils sont capables de marcher, ils manquent de stabilité et ont tendance à ne pas être conscients des risques qui les entourent. Ils n'ont pas non plus la capacité de se sortir d'un mauvais pas. "

L'étude de la Croix-Rouge indique que près de la moitié des nourrissons et des tout-petits étaient seuls au moment de leur noyade, que 38 % des tout-petits étaient sous la surveillance d'adultes et que 17 % se faisaient surveiller par des mineurs.

« On compte près 38 000 piscines résidentielles en Ontario. Le danger est donc réel, ajoute Caissie. La solution réside dans la sécurité et la surveillance. Rien ne remplace la surveillance d'un adulte. Les adultes doivent toutefois veiller à ce que la piscine résidentielle respecte les normes locales en ce qui concerne les clôtures et la sécurité et toujours avoir sous la main le matériel de sécurité nécessaire. »

Le Rapport sur les noyades fait état d'un malencontreux incident mettant en cause un jeune garçon qui s'amusait avec d'autres enfants dans la cour d'un complexe de copropriétés. En voyant que le garçonnet ne répondait pas à ses appels, le père partit à sa recherche. Constatant que l'une des barrières de la piscine était ouverte, le père vérifia la piscine et y trouva son enfant flottant la figure sous l'eau. Les techniques de réanimation échouèrent. La piscine était entourée d'une clôture appropriée mais ne comportait aucune barrière à verrouillage automatique pour empêcher les enfants de pénétrer dans la zone de la piscine, autrement laissée sans surveillance.

Pour diminuer le nombre de noyades chez les tout-petits et sensibiliser davantage les propriétaires de piscine, la Croix-Rouge recommande d'appliquer les normes de sécurité suivantes à l'égard des piscines résidentielles :

  • Des barrières à fermeture et à verrouillage automatiques.
  • Entourer complètement les piscines extérieures d'une clôture appropriée.
  • Un téléphone et des dispositifs de sauvetage près de la piscine.
  • Une clôture et une barrière d'une hauteur minimale de 1,2 mètre, avec verrou du côté piscine.
  • Une formation en secourisme et en RCR pour les propriétaires de piscine.
  • Une surveillance vigilante.
  • Des cours de natation et de sécurité aquatique.
mise à jour le 9 juin 2010