Miraculée grâce aux premiers soins

Topics: Québec, Secourisme et RCR
11 septembre 2015

Josée Cloutier et son conjoint sont passionnés de moto. Dans leurs  temps libres, ils adorent entreprendre des périples. « J’ai le bonheur de découvrir de nouvelles destinations. J’éprouve un réel sentiment d’évasion, c’est ma façon de profiter de la vie! », raconte-t-elle.

Par une superbe matinée de juillet, ils décident de partir en expédition dans le Vermont en compagnie de trois couples d’amis. « Je porte toujours mon équipement de protection et je fais preuve de prudence sur la route. Mon conjoint et moi avons muni nos casques d’un système de communication, ainsi nous redoublons de vigilance », explique Josée.

Elle n’aurait jamais pensé que sa vie basculerait.



Ce jour-là, son dernier souvenir est d’avoir enfourché sa moto après le dîner pour reprendre conscience trois jours plus tard dans une chambre d’hôpital avec de multiples fractures, un poumon perforé et un traumatisme crânien. « Nous ne saurons jamais vraiment ce qui a provoqué mon accident. Mon conjoint m’a raconté qu’une heure après notre départ du restaurant, il m’a entendu hurler dans son casque d’écoute. J’avais fait une chute de 13 pieds dans un ravin. J’étais bleue et je ne respirais plus. J’ai eu de la chance : un membre de notre groupe connaissait les gestes des premiers soins », témoigne-t-elle.

Josée travaille à la Croix-Rouge et connaît donc l’importance d’être bien protégée, de ne pas rouler seule, d’avoir une trousse de premiers soins. « Sans mon équipement, je n’ose pas imaginer dans quel état je serais, mais, sans mon amie, je ne pourrais pas témoigner aujourd’hui », confirme Josée. Connaître les gestes qui sauvent des vies a fait toute la différence.
 
Les blessures de l’accident lui ont infligé une douleur intense, mais les inquiétudes quant aux séquelles lui prenaient toute son énergie. « Serais-je capable de reprendre mes activités normalement? Quand pourrais-je retourner travailler? C’est difficile psychologiquement pour l’accidentée, mais aussi pour l’entourage qui revit le fil des événements. Après mes deux semaines d’hospitalisation, j’ai commencé ma réadaptation, chaque petit gain de force et d’amplitude dans mes mouvements est une victoire. Je travaille très fort, je suis optimiste quant à l’avenir et j’espère profiter à nouveau de ma passion, la moto », affirme-t-elle.

Une formation en secourisme est l’occasion de s’outiller des connaissances et des techniques requises afin d’intervenir efficacement lors d’une situation d’urgence. Elle permet également d’acquérir la confiance en soi nécessaire pour agir en cas de besoin. « Une chose est certaine, les premiers secours ne sont pas que pour les intervenants et les secouristes, mais pour tout le monde.  Un simple geste peut changer le cours d’une vie, sachez quoi faire en cas d’accident », conseille Josée.
 
Le programme de secourisme de la Croix-Rouge offre tout un éventail de cours de secourisme et de RCR. Informez-vous des cours disponibles dans votre collectivité.