Des soins, de l’espoir et le respect de la dignité des patients

Topics: Afrique, Situations d'urgence et catastrophes dans le monde
26 février 2015

image of Mustapha Mambu« Je savais que ce n’était pas un rhume comme ceux que j’ai déjà eus », s’est dit Mustapha Mambu après avoir ressenti les premiers symptômes du virus Ebola.
 
Mustapha, 34 ans, habite à Komende Luyama, en Sierra Leone. Son village a connu son premier cas d’Ebola en septembre dernier mais, à ce moment, l’épidémie avait déjà fait milliers de morts ailleurs en Afrique de l’Ouest.
 
« Quand on m’a confirmé que j’étais atteint du virus, je ne pensais pas survivre », dit Mustapha.
 
Mustapha a été amené au centre de traitement d'Ebola de la Croix-Rouge situé à la sortie du village Kenema.
 
Depuis l’ouverture du centre, le personnel et les bénévoles de la Croix-Rouge travaillent sans relâche dans une chaleur accablante pour tenter de déjouer le destin des personnes atteintes. Ils leur offrent des soins et de l’espoir, tout en veillant à préserver leur dignité. C’est ce qu’ils ont fait pour Mustapha et des centaines d’autres personnes comme lui.
 
« Le fait de savoir que j’allais être soigné m’a donné de l’espoir, dit Mustapha. J’ai retrouvé l’espoir de me rétablir. »
 
Dans la zone à haut risque du centre, où tout contact est interdit, Mustapha a reçu les soins nécessaires pour accroître ses chances de survie. Comme plusieurs autres, il s’en est tiré.

Des signes encourageants, mais le travail n’est pas fini

Grâce à la générosité de nos donateurs, la Croix-Rouge canadienne a pu transformer la vie de personnes comme Mustapha et apporter une contribution significative à la lutte contre l’Ebola.
 
Aujourd’hui, les efforts combinés de tous les intervenants nous permettent d’entrevoir une issue positive à cette épidémie.
 
Toutefois, le virus Ebola est encore présent dans les pays les plus touchés, où l’impact a été  dévastateur sur familles, les collectivités et les systèmes de santé.
 
Dans le village de Mustapha, entre autres, la pénurie de nourriture et le nombre important d’enfants orphelins posent de nouveaux défis.
 
« Nous sommes inquiets pour l’avenir », dit-il.
 
Le travail de la Croix-Rouge n’est pas terminé. Mais avec le soutien de nos donateurs, nous pourrons continuer d’être présents pour les collectivités touchées tant et aussi longtemps qu’elles auront besoin de notre aide.