Que savez-vous du droit international humanitaire?

Topics: Dans le monde, Droit international humanitaire
30 août 2012

Que savez-vous du droit international humanitaire?

 

Depuis la signature de la Première Convention de Genève en 1864, le droit international humanitaire (DIH) protège les personnes vivant dans un territoire où sévit un conflit armé ainsi que les personnes touchées par les répercussions d’un conflit. Il existe des programmes éducatifs tels qu’Explorons le droit humanitaire (EDH) de la Croix-Rouge canadienne qui visent à sensibiliser les participants aux lois en vigueur et à leur application en temps de conflits internationaux.

Le droit international humanitaire : de quoi s’agit-il au juste? Il a pour principe de base d’établir des distinctions entre les civils et les soldats en contexte d’hostilités. Il veille à ce que chacun soit traité avec humanité, à ce que les armes servent à déstabiliser les forces ennemies plutôt qu’à les anéantir, et à ce que les personnes vulnérables bénéficient de protection supplémentaire en temps de guerre.

Le DIH ne s’applique pas aux actes de violence isolés ou autres troubles de cette nature, il n’entre en vigueur que lors d’un conflit armé international ou intérieur. On entend par conflit international une guerre mettant en jeu au moins deux États, tandis qu’un conflit intérieur implique des hostilités entre différents groupes ou dissidents au sein d’un même pays.

En vertu du DIH, il est strictement interdit de s’attaquer aux civils, aux foyers, aux lieux de culte et autres sites culturels fréquentés par la population civile. De plus, les actes de cruauté et de violence physique ou sexuelle peuvent constituer une violation du DIH. Lorsqu’un soldat blessé ou malade est retenu prisonnier, le DIH exige qu’on lui prodigue des soins médicaux et que l’on subvienne à ses besoins de base, c’est-à-dire qu’on lui procure de la nourriture, de l’eau, un abri et des vêtements.

La Cour pénale internationale (CPI) est en droit de mener enquête sur des personnes que l’on soupçonne de crimes majeurs ? tels que le génocide, les crimes contre l’humanité et autres méfaits ? et de les poursuivre en justice. Fondée en juillet 2002, la CPI cherche à défendre les droits des victimes d’actes de cruauté ou de violence, et de traduire en justice les personnes qui transgressent le DIH, sous le regard de la collectivité internationale.

Bien que le DIH constitue une bonne solution palliative aux horreurs de la guerre, il a connu des défis au cours des dernières années. En effet, les réalités de la guerre ont profondément changé depuis la Convention de Genève de 1949 et les Protocoles additionnels de 1977, ce qui complique l’application de la loi dans certaines régions.

Les bienfaits du droit international humanitaire peuvent même se faire ressentir au sein de votre collectivité, bien qu’ils passent souvent inaperçus. Par exemple, si l’un de vos voisins ou de vos proches travaille au sein d’une organisation non gouvernementale ou d’un groupe œuvrant dans le domaine de l’aide humanitaire (par exemple, la Croix-Rouge), il ou elle bénéficie d’une protection en contexte de guerre, une protection qui pourrait faire toute la différence.

Certes, il en va de la responsabilité de l’État de sensibiliser ses citoyens à l’importance du droit international humanitaire. Toutefois, un programme comme EDH, qui s’offre par voie virtuelle, enseigne les rudiments de ces lois aux jeunes et peut leur insuffler le désir d’entreprendre une carrière ou de faire du bénévolat dans le domaine de l’aide humanitaire, et ainsi de se mettre au service des personnes dans le besoin. Les enseignants peuvent consulter le site Web du programme EDH et explorer la mine de ressources pédagogiques mises à leur disposition, y compris des vidéos, des ateliers et des modules d’apprentissage.